Résumé de la décision
Mme B A a déposé une requête le 15 novembre 2023 pour contester la décision du département de l'Isère, datée du 5 avril 2023, qui rejetait sa demande d'attribution d'une carte mobilité inclusion mention "stationnement". Le greffe du tribunal a demandé à Mme A de régulariser sa requête en produisant la décision attaquée, conformément à l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Cependant, Mme A n'a pas régularisé sa requête dans le délai imparti, ce qui a conduit le tribunal à déclarer sa requête manifestement irrecevable et à la rejeter par ordonnance en date du 7 mars 2024.
Arguments pertinents
1. Irrecevabilité de la requête : La décision souligne que la requête de Mme A est irrecevable en raison de son non-respect des exigences de régularisation. Selon l'article R. 412-1 du code de justice administrative, "la requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué". Mme A n'a pas produit la décision attaquée dans le délai imparti.
2. Notification régulière : Le tribunal a constaté que la demande de régularisation envoyée à Mme A a été considérée comme régulièrement notifiée, malgré le fait qu'elle ait été retournée avec la mention "Pli avisé et non réclamé". Cela signifie que Mme A était informée de la nécessité de régulariser sa requête, mais n'a pas agi en conséquence.
3. Absence de justification d'impossibilité : Mme A n'a pas justifié d'une impossibilité de produire la décision attaquée, ce qui aurait pu excuser son manquement. En l'absence de cette justification, le tribunal a conclu que la requête était entachée d'irrecevabilité manifeste.
Interprétations et citations légales
1. Article R. 222-1 du code de justice administrative : Cet article permet aux présidents de tribunal administratif de rejeter des requêtes manifestement irrecevables sans invitation à régulariser. La décision précise que "les présidents de tribunal administratif (...) peuvent, par ordonnance : (...) 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables".
2. Article R. 412-1 du code de justice administrative : Cet article impose que la requête soit accompagnée de l'acte attaqué, sous peine d'irrecevabilité. La formulation "à peine d'irrecevabilité" souligne l'importance de cette exigence pour la recevabilité des requêtes.
3. Notification et régularisation : La décision rappelle que la notification de la demande de régularisation est considérée comme régulière, même si le pli n'a pas été réclamé par le destinataire. Cela est fondé sur le principe que la notification est réputée effectuée à la date de présentation, ce qui est conforme à la jurisprudence administrative.
En conclusion, la décision du tribunal administratif de Grenoble repose sur des principes clairs de recevabilité des requêtes, en insistant sur l'importance de la régularisation et de la notification dans le cadre des procédures administratives.