Résumé de la décision
Mme A B a déposé une requête le 17 juillet 2023 pour contester la décision du département de l'Isère, datée du 7 juin 2023, qui refusait de lui attribuer une carte mobilité inclusion mention stationnement. Le tribunal a demandé à Mme B, par courrier du 25 juillet 2023, de produire la décision prise sur recours préalable ou la preuve de l'exercice de ce recours. N'ayant pas régularisé sa requête dans le délai imparti, le tribunal a déclaré la requête manifestement irrecevable et l'a rejetée par ordonnance en date du 11 mars 2024.
Arguments pertinents
1. Recours préalable obligatoire : Le tribunal a souligné que, selon l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles, toute contestation d'une décision relative à la carte mobilité inclusion mention "stationnement" doit être précédée d'un recours administratif préalable. Ce recours est une condition sine qua non pour saisir le juge administratif.
2. Irrecevabilité de la requête : En vertu de l'article R. 412-1 du code de justice administrative, la requête doit être accompagnée de l'acte attaqué ou de la preuve de l'exercice du recours préalable. Le tribunal a constaté que Mme B n'avait pas régularisé sa requête dans le délai imparti, ce qui a conduit à son rejet pour irrecevabilité.
3. Délai de régularisation : Le tribunal a noté que Mme B a été informée de la nécessité de régulariser sa requête dans un délai de quinze jours, mais n'a pas respecté cette exigence, ce qui a justifié la décision de rejet.
Interprétations et citations légales
1. Obligation de recours préalable : L'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles stipule que "les décisions prises par le président du conseil départemental sur le fondement du présent article peuvent faire l'objet d'un recours devant le juge administratif lorsque la demande concerne la mention 'stationnement' de la carte". Cela souligne l'importance d'un recours préalable avant de saisir le tribunal.
2. Conditions de recevabilité : L'article R. 412-1 du code de justice administrative précise que "la requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation". Cette disposition établit clairement que l'absence de régularisation entraîne l'irrecevabilité de la requête.
3. Rôle du tribunal : L'article R. 222-1 du code de justice administrative permet aux présidents de tribunal administratif de rejeter les requêtes manifestement irrecevables. Le tribunal a exercé ce pouvoir en constatant que Mme B n'avait pas respecté les exigences légales pour la recevabilité de sa requête.
En conclusion, la décision du tribunal repose sur des principes clairs de droit administratif, soulignant l'importance du respect des procédures préalables avant de saisir la juridiction administrative.