Résumé de la décision
Mme A B a déposé une requête le 25 septembre 2023 pour demander l'annulation d'une décision du département de la Drôme, datée du 24 août 2023, qui rejetait sa demande d'attribution d'une carte mobilité inclusion mention stationnement. Le tribunal a demandé à Mme B, par courrier du 28 septembre 2023, de produire la décision prise sur recours préalable ou la preuve de l'exercice de ce recours. N'ayant pas régularisé sa requête dans le délai imparti, celle-ci a été déclarée manifestement irrecevable et rejetée par ordonnance du 7 mars 2024.
Arguments pertinents
1. Irrecevabilité de la requête : Le tribunal a souligné que, selon l'article R. 412-1 du code de justice administrative, la requête doit être accompagnée de l'acte attaqué ou de la preuve de l'exercice d'un recours préalable. En l'absence de cette régularisation, la requête est déclarée irrecevable.
2. Recours administratif préalable obligatoire : Le tribunal a rappelé que, conformément à l'article L. 134-2 du code de l'action sociale et des familles, un recours administratif préalable est requis avant de saisir le juge. La décision prise suite à ce recours est la seule qui peut être contestée devant le tribunal.
3. Délai de régularisation : Le tribunal a noté que Mme B n'a pas régularisé sa requête dans le délai de quinze jours accordé, ce qui a conduit à la conclusion que la requête était manifestement irrecevable.
Interprétations et citations légales
1. Recours préalable : L'article L. 134-2 du code de l'action sociale et des familles stipule que "les recours contentieux formés contre les décisions mentionnées à l'article L. 134-1 sont précédés d'un recours administratif préalable exercé devant l'auteur de la décision contestée." Cela signifie que le juge ne peut examiner la demande tant que le recours préalable n'a pas été exercé et tranché.
2. Conditions de recevabilité : L'article R. 412-1 du code de justice administrative précise que "la requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation." Cette exigence vise à garantir que le tribunal dispose de toutes les informations nécessaires pour examiner la légalité de la décision contestée.
3. Délai de régularisation : L'article R. 612-1 du code de justice administrative indique que "lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser." Dans ce cas, le tribunal a respecté cette procédure en invitant Mme B à régulariser sa requête, mais celle-ci n'a pas répondu dans le délai imparti.
En conclusion, la décision du tribunal repose sur des principes clairs de droit administratif, soulignant l'importance du respect des procédures préalables avant de saisir le juge.