Résumé de la décision
M. B A a déposé une requête le 31 mai 2024 pour contester la décision du président de l'université Grenoble Alpes qui a rejeté sa candidature à une formation en économie et gestion. Cependant, malgré une demande de régularisation du greffier en chef le 11 juin 2024, M. A n'a pas fourni l'acte attaqué ou la pièce justifiant de la date de dépôt de sa demande préalable dans le délai imparti d'un mois. En conséquence, le tribunal a rejeté sa requête comme manifestement irrecevable.
Arguments pertinents
1. Irrecevabilité de la requête : Le tribunal a souligné que la requête de M. A était manifestement irrecevable en raison de son incapacité à fournir les documents requis dans le délai imparti. Selon l'article R. 412-1 du code de justice administrative, "la requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation".
2. Absence de régularisation : Le tribunal a noté que M. A n'a pas répondu à la demande de régularisation dans le délai d'un mois, ce qui a conduit à la décision de rejet. L'article R. 612-1 du code de justice administrative stipule que "la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser", mais dans ce cas, la régularisation n'a pas eu lieu.
Interprétations et citations légales
1. Article R. 222-1 : Cet article permet aux présidents de formation de jugement de rejeter les requêtes manifestement irrecevables sans invitation à régulariser. Cela souligne l'importance de la conformité aux exigences procédurales dès le départ.
2. Article R. 412-1 : Cet article impose une obligation stricte de fournir l'acte attaqué ou la pièce justificative. La formulation "à peine d'irrecevabilité" indique que le non-respect de cette exigence entraîne automatiquement le rejet de la requête, ce qui a été appliqué dans le cas de M. A.
3. Article R. 612-1 : Cet article précise que lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte, la juridiction doit inviter à régulariser. Dans cette affaire, bien que cette invitation ait été faite, l'absence de réponse de M. A a conduit à la confirmation de l'irrecevabilité.
En somme, la décision du tribunal repose sur une application rigoureuse des règles de procédure administrative, soulignant l'importance de la diligence dans la soumission des documents requis pour le traitement des recours.