Résumé de la décision
La société Cireme a introduit une requête devant le Tribunal le 7 janvier 2022, demandant la suppression de pénalités de retard, le paiement d'une somme importante par Actis, ainsi que des frais au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Cependant, par un mémoire enregistré le 27 juin 2024, Cireme a décidé de se désister de sa requête. Actis a pris acte de ce désistement le 1er juillet 2024. Le Tribunal a donc ordonné, par ordonnance du 29 août 2024, de donner acte du désistement de Cireme, considérant que ce dernier était pur et simple.
Arguments pertinents
1. Droit au désistement : Le Tribunal a affirmé que le désistement de la société Cireme était "pur et simple", ce qui signifie qu'il n'y avait aucune condition ou réserve attachée à ce désistement. Cela est conforme à l'article R.222-1 du code de justice administrative, qui permet aux présidents de formation de jugement de donner acte des désistements.
2. Absence d'opposition : Le Tribunal a noté qu'il n'existait aucune opposition à ce désistement, tant de la part de Cireme que d'Actis, ce qui a facilité la décision de donner acte du désistement.
Interprétations et citations légales
1. Article R.222-1 du code de justice administrative : Cet article stipule que "les présidents de formation de jugement des tribunaux peuvent, par ordonnance : 1° donner acte des désistements". Cette disposition confère au président du tribunal le pouvoir d'accepter un désistement sans qu'il soit nécessaire d'examiner le fond de la requête.
2. Désistement pur et simple : Le Tribunal a précisé que le désistement de Cireme était "pur et simple", ce qui implique qu'il n'y a pas de conséquences juridiques ou financières à la suite de ce désistement, et que la requête est considérée comme n'ayant jamais existé. Cela est en ligne avec la jurisprudence qui considère qu'un désistement sans condition met fin à la procédure en cours.
En conclusion, la décision du Tribunal de donner acte du désistement de la société Cireme repose sur des bases juridiques solides, respectant les dispositions du code de justice administrative et confirmant le droit des parties à se désister de leurs demandes sans opposition.