Résumé de la décision
M. A et Mme B ont introduit une requête en référé le 29 février 2024, demandant la suspension d'un arrêté préfectoral du 27 février 2024 qui leur interdisait d'embarquer à bord d'un aéronef au départ de l'aéroport de Cayenne Félix Eboué. Le préfet de la Guyane a, par un mémoire en défense enregistré le 1er mars 2024, conclu au non-lieu à statuer, arguant que les décisions litigieuses avaient été abrogées par deux nouveaux arrêtés du 1er mars 2024. Les requérants ont ensuite déclaré se désister de leur requête. Le tribunal a pris acte de ce désistement, rendant ainsi la procédure sans objet.
Arguments pertinents
1. Désistement de la requête : Le tribunal a constaté que M. A et Mme B avaient exprimé un désistement pur et simple de leur requête, ce qui a conduit à l'absence d'objet pour la demande initiale. Le juge a noté que "rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte", soulignant ainsi la régularité de la procédure de désistement.
2. Abrogation des arrêtés : Le préfet a fait valoir que les arrêtés contestés avaient été abrogés, ce qui a conduit à la conclusion du non-lieu à statuer. Cela démontre que les mesures contestées n'étaient plus en vigueur au moment de l'audience, rendant la demande de suspension sans fondement.
Interprétations et citations légales
1. Article L. 521-2 du code de justice administrative : Cet article permet au juge des référés de suspendre une décision administrative lorsque celle-ci porte une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. Dans ce cas, la question de l'urgence et de la légalité des arrêtés a été soulevée, mais le désistement des requérants a rendu cette analyse superflue.
2. Article L. 761-1 du code de justice administrative : Cet article prévoit que les frais exposés par une partie peuvent être mis à la charge de l'État si la demande est accueillie. Cependant, dans cette affaire, le désistement a également mis fin à la possibilité d'une telle condamnation, puisque la requête n'a pas été examinée sur le fond.
En conclusion, la décision du tribunal a été fondée sur le désistement des requérants et l'abrogation des arrêtés contestés, ce qui a conduit à un non-lieu à statuer sur la demande de suspension.