Résumé de la décision
Mme B A a introduit une requête en référé le 30 janvier 2023, demandant au juge des référés de condamner la commune de Saint-Denis à lui verser une provision de 5 063,93 euros, en raison de son droit au maintien de la rémunération antérieure à sa titularisation. La commune a répondu que la situation de Mme A était en cours de régularisation. Par la suite, un arrêté a été pris le 15 mai 2023 pour accorder une indemnité compensatrice à Mme A. Le 29 juin 2023, Mme A a déclaré se désister de sa demande. Le juge des référés a pris acte de ce désistement et a ordonné la notification de la décision aux parties.
Arguments pertinents
1. Existence de l'obligation : Le juge des référés a noté que, selon l'article R. 541-1 du code de justice administrative, il peut accorder une provision lorsque l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable. Cependant, dans ce cas, la situation de Mme A a été régularisée, ce qui a conduit à l'absence de contestation sur l'obligation de la commune.
2. Désistement : Le juge a constaté que le désistement de Mme A était pur et simple, ce qui signifie qu'il n'y avait pas d'ambiguïté sur sa volonté de renoncer à sa demande. Cela a conduit à l'ordonnance de prise d'acte de son désistement.
Interprétations et citations légales
1. Article R. 541-1 du code de justice administrative : Cet article stipule que "Le juge des référés peut, même en l'absence d'une demande au fond, accorder une provision au créancier qui l'a saisi lorsque l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable." Dans cette affaire, le juge a interprété que la régularisation de la situation de Mme A a rendu la demande de provision non pertinente, car l'obligation de la commune n'était plus contestable.
2. Désistement d'instance : Le juge a également souligné que le désistement de Mme A était "pur et simple", ce qui signifie qu'il n'y avait pas de conditions ou de réserves attachées à ce désistement. Cela est conforme à la jurisprudence qui considère que le désistement d'instance met fin à la procédure sans jugement sur le fond.
En conclusion, la décision du juge des référés repose sur l'absence de contestation de l'obligation de la commune suite à la régularisation de la situation de Mme A et sur la clarté de son désistement, ce qui a conduit à l'ordonnance de prise d'acte.