Résumé de la décision
Dans cette affaire, M. A B et la SCI 3 rue Grand Pierre ont introduit une requête pour annuler un permis de construire accordé par le maire de la commune d'Etaples à la SCCV Etaples Montreuil. Après plusieurs échanges de mémoires, les requérants ont décidé de se désister de leur action. La SCCV a également accepté ce désistement et a renoncé à ses demandes de frais irrépétibles. Le tribunal a donc pris acte de ces désistements, mettant fin à la procédure.
Arguments pertinents
1. Droit au désistement : Le tribunal a reconnu que le désistement de M. B et de la SCI 3 rue Grand Pierre était "pur et simple", ce qui signifie qu'il n'y avait aucune condition ou réserve attachée à ce désistement. Cela est conforme à l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet aux présidents de formation de jugement de donner acte des désistements.
2. Absence d'opposition : Le tribunal a noté qu'il n'existait aucune opposition à ce désistement, ce qui a facilité la décision de prendre acte de la renonciation des requérants et de la SCCV.
Interprétations et citations légales
1. Article R. 222-1 du code de justice administrative : Cet article stipule que "les présidents de formation de jugement des tribunaux peuvent, par ordonnance : donner acte des désistements". Cela souligne le pouvoir discrétionnaire du tribunal d'accepter des désistements, ce qui est une pratique courante dans le cadre des procédures administratives.
2. Désistement pur et simple : Le tribunal a précisé que le désistement était "pur et simple", ce qui implique qu'il n'y a pas de conséquences juridiques ou de conditions attachées à cette décision. Cela est important car cela permet de clore la procédure sans ambiguïté.
3. Frais irrépétibles : La SCCV a également décidé de se désister de ses conclusions relatives aux frais irrépétibles, ce qui est en accord avec l'article L. 761-1 du code de justice administrative, qui prévoit que "la perte de procès n'entraîne pas nécessairement le remboursement des frais engagés par la partie gagnante". Cela montre une volonté de clore le litige à l'amiable, sans frais supplémentaires pour les parties.
En conclusion, cette décision illustre le respect des droits des parties à se désister de leur action en justice et la capacité du tribunal à gérer ces désistements de manière efficace, conformément aux dispositions du code de justice administrative.