Résumé de la décision
La Métropole de Lyon a saisi le tribunal administratif pour demander la désignation d'un expert afin d'examiner un immeuble situé au 39B rue des Farges à Lyon, qui présente un danger pour la sécurité publique en raison de désordres structurels, notamment la rupture d'un plancher. Le tribunal a décidé de faire droit à cette demande en désignant M. A C comme expert, lui confiant la mission d'examiner l'immeuble, d'évaluer l'existence d'un danger imminent et de proposer des mesures pour garantir la sécurité publique. L'expert doit rendre son rapport au plus tard le 28 mars 2024.
Arguments pertinents
1. Compétence de l'autorité administrative : Le tribunal rappelle que, selon l'article L. 511-1 du Code de la construction et de l'habitation, la police de la sécurité et de la salubrité des immeubles est exercée par l'autorité compétente, qui peut demander l'intervention d'un expert pour évaluer les risques. Cela souligne le rôle préventif de l'autorité dans la protection de la sécurité publique.
2. Désignation d'un expert : En vertu de l'article L. 511-9 du même code, le tribunal a le pouvoir de désigner un expert pour examiner les bâtiments et proposer des mesures de sécurité. Le tribunal a donc statué en faveur de la demande de la Métropole, considérant que l'expertise est nécessaire pour évaluer la situation de l'immeuble et des constructions voisines.
3. Urgence de la situation : Le tribunal a souligné l'importance d'une intervention rapide, en précisant que l'expert doit se prononcer sur l'existence d'un danger imminent dans un délai de vingt-quatre heures après sa désignation, ce qui témoigne de la gravité de la situation.
Interprétations et citations légales
1. Article L. 511-1 du Code de la construction et de l'habitation : Cet article établit que "la police de la sécurité et de la salubrité des immeubles, locaux et installations est exercée dans les conditions fixées par le présent chapitre". Cela implique que l'autorité compétente a le devoir de protéger la sécurité des personnes en remédiant aux situations dangereuses.
2. Article L. 511-2 du Code de la construction et de l'habitation : Cet article précise que la police a pour objet de remédier aux risques présentés par des bâtiments qui n'offrent pas les garanties de solidité nécessaires. Cela justifie la demande d'expertise dans le cas présent, où un plancher a déjà rompu.
3. Article L. 511-9 du Code de la construction et de l'habitation : Il stipule que "l'autorité compétente peut demander à la juridiction administrative la désignation d'un expert afin qu'il examine les bâtiments". Cette disposition légale est fondamentale pour la décision, car elle permet à l'autorité de solliciter une expertise judiciaire pour évaluer les risques.
4. Article R. 511-2 du Code de la construction et de l'habitation : Cet article précise que la demande de désignation d'un expert doit suivre les dispositions du code de justice administrative, renforçant ainsi le cadre procédural de la demande.
En conclusion, la décision du tribunal administratif repose sur une interprétation rigoureuse des dispositions du Code de la construction et de l'habitation, visant à garantir la sécurité publique face à des situations de danger imminent.