Résumé de la décision
Mme A B a déposé une requête le 14 novembre 2023 pour contester la décision du conseil départemental des Bouches-du-Rhône, qui a refusé de lui délivrer une carte mobilité inclusion (CMI) avec la mention "stationnement pour personnes handicapées". Le greffe du tribunal a demandé à Mme B de prouver qu'elle avait exercé un recours préalable obligatoire contre cette décision. N'ayant pas fourni cette preuve dans le délai imparti, la requête a été jugée manifestement irrecevable et a été rejetée par ordonnance du tribunal administratif.
Arguments pertinents
1. Recours préalable obligatoire : La décision souligne que, selon l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles, toute contestation d'une décision relative à la carte "mobilité inclusion" doit passer par un recours administratif préalable devant le président du conseil départemental. Ce recours est une condition sine qua non pour saisir le tribunal administratif.
2. Irrecevabilité de la requête : En l'absence de preuve de l'exercice de ce recours préalable, la requête de Mme B a été déclarée manifestement irrecevable. L'ordonnance se fonde sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes qui ne respectent pas les conditions de recevabilité.
Interprétations et citations légales
1. Article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles : Cet article stipule que "le recours préalable obligatoire formé contre une décision relative à la carte 'mobilité inclusion' destinée aux personnes physiques est formé devant le président du conseil départemental". Cela établit clairement que le recours administratif est une étape indispensable avant de saisir le tribunal.
2. Article R. 222-1 du code de justice administrative : Cet article précise que les présidents de formation de jugement peuvent rejeter les requêtes manifestement irrecevables. En particulier, le 4° de cet article indique que "la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser" si la requête n'a pas été régularisée dans le délai imparti. Cela renforce l'idée que le respect des procédures est crucial pour la recevabilité des recours.
En conclusion, la décision du tribunal administratif repose sur des principes clairs de procédure administrative, soulignant l'importance du recours préalable avant toute action en justice. La non-production de la preuve de ce recours a conduit à l'irrecevabilité de la requête de Mme B.