Résumé de la décision
Mme A B a déposé une requête le 8 juillet 2022 pour contester la décision implicite de rejet par le maire de Marseille concernant sa demande de régularisation du versement d'un supplément indemnitaire pour l'année 2018. Elle a demandé l'annulation de cette décision et une injonction à la commune de réexaminer sa situation. Le tribunal a jugé que la requête était tardive, car le silence de l'administration avait entraîné une décision implicite de rejet le 25 avril 2022, et que le délai de recours de deux mois avait expiré. Par conséquent, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable.
Arguments pertinents
1. Délai de recours : Le tribunal a souligné que, selon l'article R. 421-2 du code de justice administrative, le délai pour former un recours contre une décision implicite de rejet court à partir de la date à laquelle cette décision est née. En l'espèce, le silence du maire sur la demande de Mme B a créé une décision implicite de rejet le 25 avril 2022, et le délai de deux mois pour contester cette décision a expiré avant le dépôt de sa requête.
2. Applicabilité des dispositions : Le tribunal a précisé que les dispositions des articles L. 112-3 et L. 112-6 du code des relations entre le public et l'administration ne s'appliquent pas aux agents publics. Ainsi, même en l'absence d'accusé de réception de sa demande, le délai de recours reste opposable à Mme B.
Interprétations et citations légales
1. Délai de recours : L'article R. 421-2 du code de justice administrative stipule que "Sauf disposition législative ou réglementaire contraire, dans les cas où le silence gardé par l'autorité administrative sur une demande vaut décision de rejet, l'intéressé dispose, pour former un recours, d'un délai de deux mois à compter de la date à laquelle est née une décision implicite de rejet". Cette disposition a été appliquée pour déterminer que le délai de recours de Mme B avait expiré.
2. Silence de l'administration : L'article L. 231-4 du code des relations entre le public et l'administration précise que "le silence gardé par l'administration pendant deux mois vaut décision de rejet dans les relations entre l'administration et ses agents". Cette règle a été essentielle pour établir que la décision implicite de rejet était effective à partir du 25 avril 2022.
3. Non-applicabilité des articles L. 112-3 et L. 112-6 : Le tribunal a rappelé que ces articles ne s'appliquent pas aux agents publics, ce qui signifie que l'absence d'accusé de réception ne suspend pas le délai de recours. Cela a été crucial pour justifier le rejet de la requête de Mme B comme tardive.
En conclusion, la décision du tribunal repose sur une interprétation stricte des délais de recours et des règles applicables aux agents publics, confirmant ainsi la nécessité de respecter les délais impartis pour contester les décisions administratives.