Résumé de la décision
M. A B a demandé au tribunal administratif d'annuler la décision implicite de rejet du maire de Marseille concernant sa demande de régularisation du versement d'un supplément indemnitaire pour l'année 2018. Il a également demandé une injonction à la commune de Marseille pour réexaminer sa situation. Le tribunal a constaté que la demande de M. B, déposée le 15 février 2022, avait fait naître une décision implicite de rejet le 15 avril 2022. En raison du délai de deux mois pour contester cette décision, la requête enregistrée le 22 août 2022 a été jugée tardive et donc manifestement irrecevable. Par conséquent, le tribunal a rejeté la requête.
Arguments pertinents
1. Délai de recours : Le tribunal a souligné que, selon l'article R. 421-2 du Code de justice administrative, le délai pour former un recours contre une décision implicite de rejet est de deux mois à compter de la date à laquelle cette décision est née. En l'espèce, M. B avait jusqu'au 15 juin 2022 pour contester la décision implicite de rejet, mais il a attendu jusqu'au 22 août 2022, rendant sa requête tardive.
2. Applicabilité des dispositions : Le tribunal a précisé que les dispositions des articles L. 112-3 et L. 112-6 du Code des relations entre le public et l'administration ne s'appliquent pas aux agents publics. Ainsi, même en l'absence d'accusé de réception de sa demande, M. B était tenu de respecter le délai de recours.
3. Nature de la décision implicite : Le tribunal a rappelé que le silence de l'administration pendant deux mois vaut décision de rejet dans les relations entre l'administration et ses agents, conformément à l'article L. 231-4 du Code des relations entre le public et l'administration.
Interprétations et citations légales
1. Délai de recours : L'article R. 421-2 du Code de justice administrative stipule que "Sauf disposition législative ou réglementaire contraire, dans les cas où le silence gardé par l'autorité administrative sur une demande vaut décision de rejet, l'intéressé dispose, pour former un recours, d'un délai de deux mois à compter de la date à laquelle est née une décision implicite de rejet". Cette disposition a été appliquée pour déterminer que M. B avait dépassé le délai de recours.
2. Exclusion des dispositions générales : L'article L. 112-2 du Code des relations entre le public et l'administration précise que "ne sont applicables aux relations entre l'administration et ses agents ni les dispositions de l'article L. 112-3 de ce code". Cela signifie que les agents publics ne bénéficient pas des protections offertes aux citoyens en matière de notification des demandes, ce qui a été un point clé dans le rejet de la requête de M. B.
3. Silence de l'administration : L'article L. 231-4 du Code des relations entre le public et l'administration établit que "le silence gardé par l'administration pendant deux mois vaut décision de rejet dans les relations entre l'administration et ses agents". Cette règle a été essentielle pour conclure que la décision implicite de rejet était valide et que M. B devait respecter le délai de recours.
En conclusion, le tribunal a appliqué rigoureusement les dispositions légales en matière de délais de recours et a confirmé que la requête de M. B était tardive, entraînant son rejet.