Résumé de la décision
La Sarl Mini Market et la Sarl Magny's ont déposé une requête le 19 février 2024 pour demander la suspension d'un arrêté du 20 septembre 2023, qui réglemente l'ouverture et la fermeture des commerces de la rue des Labours à Magny-le-Hongre. Les requérantes ont soutenu que cet arrêté portait atteinte à leur activité, notamment en raison de la baisse de leur chiffre d'affaires. Cependant, par un mémoire complémentaire enregistré le 5 mars 2024, elles ont déclaré se désister de l'instance. Le juge des référés a pris acte de ce désistement, rendant ainsi la requête sans objet.
Arguments pertinents
1. Désistement de l'instance : Le juge a constaté que les sociétés requérantes avaient déclaré un désistement pur et simple de leur demande. Cela a conduit à l'absence de contestation sur le fond de l'affaire, rendant la requête sans objet. Le juge a précisé que "rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte".
2. Conditions de la suspension : Selon l'article L. 521-1 du code de justice administrative, pour qu'une décision soit suspendue, il faut que l'urgence soit justifiée et qu'il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée. Dans ce cas, le juge n'a pas eu à examiner ces conditions en raison du désistement.
Interprétations et citations légales
1. Article L. 521-1 du code de justice administrative : Cet article stipule que "Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision". Dans cette affaire, le juge n'a pas eu à se prononcer sur ces conditions en raison du désistement.
2. Droit au désistement : Le désistement est un droit reconnu aux parties dans le cadre d'une procédure judiciaire. Il permet à une partie de se retirer d'une instance sans que cela n'implique nécessairement une reconnaissance de la légitimité de la décision contestée. Le juge a donc respecté ce droit en prenant acte du désistement.
En conclusion, la décision du juge des référés de prendre acte du désistement des sociétés requérantes a été conforme aux dispositions légales en vigueur, et aucune analyse approfondie des arguments relatifs à l'urgence ou à la légalité de l'arrêté n'a été nécessaire.