Résumé de la décision
Mme A B a déposé une requête le 29 juillet 2021 pour contester la décision du maire de Mitry-Mory qui rejetait sa demande d'être accompagnée par un médecin ou une personne de son choix lors d'une expertise médicale. Le tribunal a jugé que la lettre du maire, qui informait Mme B de l'absence de ce droit, n'était pas une décision faisant grief et donc insusceptible de recours contentieux. Par conséquent, la requête a été déclarée manifestement irrecevable et rejetée. Les demandes de la commune concernant les frais de justice ont également été rejetées.
Arguments pertinents
1. Irrecevabilité de la requête : Le tribunal a souligné que la lettre du maire n'avait qu'un caractère informatif et ne constituait pas une décision administrative faisant grief. En vertu de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, il a été statué que la requête de Mme B était manifestement irrecevable.
> "Un tel courrier, qui n'a qu'un caractère purement informatif, ne présente pas [...] le caractère d'une décision faisant grief à l'intéressée."
2. Absence de régularisation possible : Le tribunal a précisé que la requête ne pouvait pas être régularisée, ce qui a conduit à son rejet immédiat.
> "La requête présentée par Mme B, qui ne saurait être régularisée, est entachée d'une irrecevabilité manifeste."
3. Rejet des conclusions de la commune : Le tribunal a également décidé qu'il n'y avait pas lieu de faire droit à la demande de la commune concernant les frais de justice, en raison des circonstances de l'affaire.
Interprétations et citations légales
1. Article R. 222-1 du code de justice administrative : Cet article permet aux présidents de formation de jugement de rejeter des requêtes manifestement irrecevables. Il est précisé que la juridiction n'est pas tenue d'inviter l'auteur à régulariser sa requête.
> "Les présidents de formation de jugement des tribunaux [...] peuvent, par ordonnance : [...] 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables [...]"
2. Nature de la décision contestée : La décision du maire, considérée comme une simple information, ne remplit pas les critères d'une décision administrative susceptible de recours. Cela souligne l'importance de la notion de "décision faisant grief" dans le droit administratif.
> "Un tel courrier [...] ne présente pas [...] le caractère d'une décision faisant grief à l'intéressée."
3. Frais de justice : Le tribunal a également fait référence à l'article L. 761-1 du code de justice administrative, qui traite des frais de justice, en indiquant qu'il n'y avait pas lieu d'accorder des frais à la commune dans cette affaire.
> "Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit à la demande de la commune de Mitry-Mory présentée sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative."
Cette décision illustre l'importance de la qualification des actes administratifs et la nécessité pour les requérants de s'assurer que les décisions contestées répondent aux critères de recevabilité pour engager un recours.