Résumé de la décision
Le 15 mars 2023, l'établissement public de coopération intercommunale (EPCI) Montpellier Méditerranée Métropole a saisi le juge des référés pour demander la désignation d'un expert afin de constater les désordres affectant un immeuble situé au 32, rue Candolle à Montpellier. L'EPCI a soutenu que ces désordres compromettaient la sécurité des occupants et des tiers. Le juge a ordonné la désignation de M. B A comme expert, chargé d'examiner l'immeuble, d'évaluer l'existence d'un péril grave et imminent, et de proposer des mesures pour y remédier.
Arguments pertinents
1. Désignation d'un expert : Le juge a statué que, conformément à l'article L. 511-9 du Code de la construction et de l'habitation, il était légitime de demander une expertise pour évaluer l'état de l'immeuble et les risques associés. La décision souligne que "l'autorité compétente peut demander à la juridiction administrative la désignation d'un expert afin qu'il examine les bâtiments, dresse constat de leur état".
2. Urgence et sécurité publique : Le juge a reconnu que les désordres constatés dans l'immeuble pouvaient constituer un risque pour la sécurité publique, justifiant ainsi l'urgence de la mesure. Il a affirmé que "l'immeuble présente des désordres susceptibles de constituer un risque pour les occupants et la sécurité publique".
3. Procédure de référé : La décision a été rendue dans le cadre d'une procédure de référé, permettant une réponse rapide à la situation d'urgence. Le juge a précisé que "s'il n'est rien demandé de plus que la constatation de faits, le juge des référés peut, sur simple requête, désigner un expert".
Interprétations et citations légales
1. Article L. 511-9 du Code de la construction et de l'habitation : Cet article permet à l'autorité compétente de demander une expertise avant d'adopter un arrêté de mise en sécurité. Il stipule que "l'expert se prononce dans un délai de vingt-quatre heures à compter de sa désignation", ce qui souligne l'urgence de la situation.
2. Article R. 556-1 du Code de justice administrative : Cet article précise que la demande de désignation d'un expert par le maire doit être traitée selon la procédure de référé. Cela renforce l'idée que des mesures rapides sont nécessaires en cas de danger imminent.
3. Article R. 531-1 du Code de justice administrative : Cet article permet au juge des référés de désigner un expert pour constater des faits sans qu'il soit nécessaire d'avoir une décision administrative préalable. Cela facilite l'accès à la justice en cas d'urgence, comme le souligne le texte : "le juge des référés peut, sur simple requête, désigner un expert pour constater sans délai les faits".
En conclusion, la décision du juge des référés s'appuie sur des textes législatifs clairs qui visent à protéger la sécurité publique en permettant une intervention rapide en cas de désordres affectant des bâtiments. L'expertise ordonnée est un moyen de garantir que les mesures nécessaires seront prises pour remédier à la situation.