Résumé de la décision
M. B A a déposé une requête le 6 mai 2023 pour demander l'annulation d'une décision de l'université Paul Valéry, datée du 4 mai 2021, qui refusait son admission en licence d'histoire. Le tribunal a constaté que la requête n'était pas accompagnée de l'acte attaqué, ce qui constitue une irrégularité. Malgré une demande de régularisation envoyée au requérant le 12 mai 2023, celui-ci n'a pas répondu dans le délai imparti. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête comme manifestement irrecevable.
Arguments pertinents
1. Irrégularité de la requête : La décision souligne que la requête de M. A n'était pas accompagnée de l'acte attaqué, ce qui est une condition essentielle pour la recevabilité de la requête. Selon l'article R. 412-1 du code de justice administrative, "la requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué".
2. Demande de régularisation : Le tribunal a noté qu'une demande de régularisation a été faite par lettre du 12 mai 2023, et que M. A a été considéré comme ayant eu notification de cette demande le 14 mai 2023. Le fait qu'il n'ait pas régularisé sa requête dans le délai de quinze jours a conduit à son rejet. Cela est conforme à l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes manifestement irrecevables.
Interprétations et citations légales
1. Article R. 412-1 du code de justice administrative : Cet article stipule que "la requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué". Cela signifie que l'absence de l'acte attaqué est une cause d'irrecevabilité qui ne peut être ignorée par le tribunal.
2. Article R. 222-1 du code de justice administrative : Le 4° de cet article précise que les présidents de formation de jugement peuvent rejeter les requêtes manifestement irrecevables. La décision du tribunal s'appuie sur cette disposition pour justifier le rejet de la requête de M. A, en indiquant que "sa requête doit être rejetée comme manifestement irrecevable par application du 4° de l'article R. 222-1".
En somme, la décision du tribunal repose sur des règles procédurales strictes qui exigent la présence de l'acte attaqué pour que la requête soit recevable. L'absence de réponse à la demande de régularisation a également joué un rôle crucial dans le rejet de la requête.