Résumé de la décision
La société DLC-Districonceptlux a demandé le remboursement d'un crédit de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour l'année 2019, d'un montant de 102 321,42 euros. Elle a soutenu que l'épidémie de COVID-19 l'avait empêchée de s'enregistrer à temps auprès de l'administration luxembourgeoise pour faire cette demande. Cependant, l'administration a rejeté sa requête en raison de son caractère tardif. Le tribunal a confirmé ce rejet, considérant que la société n'avait pas prouvé que son retard était dû à un cas de force majeure.
Arguments pertinents
1. Délai de demande de remboursement : Selon l'article 242-0 R de l'annexe II au code général des impôts, la demande de remboursement de la TVA doit être faite au plus tard le 30 septembre de l'année suivant la période concernée. La société a déposé sa demande après cette date, ce qui a conduit à son rejet.
2. Force majeure : La société a invoqué l'épidémie de COVID-19 comme un cas de force majeure justifiant son retard. Toutefois, le tribunal a estimé qu'elle n'avait pas fourni de preuves suffisantes pour établir qu'elle était dans l'impossibilité d'exercer son droit au remboursement avant la date limite. Le tribunal a noté que le courriel de l'administration luxembourgeoise, produit par la société, ne prouvait pas cette impossibilité.
3. Forclusion : En conséquence, le tribunal a conclu que l'administration était fondée à opposer une forclusion à la demande de remboursement, car celle-ci avait été présentée après le délai légal.
Interprétations et citations légales
1. Délai de demande de remboursement : L'article 242-0 R de l'annexe II au code général des impôts stipule : "La demande de remboursement est introduite au plus tard le 30 septembre de l'année civile qui suit la période à laquelle elle s'applique." Cette disposition est claire et impose un délai strict pour le dépôt des demandes de remboursement de la TVA.
2. Cas de force majeure : Le même article précise que "le non-respect de ce délai n'est pas de nature à faire obstacle au bénéfice de ces dispositions lorsque le contribuable établit que le retard avec lequel il a déposé sa demande est imputable à un cas de force majeure." Cela signifie que la charge de la preuve incombe au contribuable pour démontrer que des circonstances exceptionnelles ont empêché le respect du délai.
3. Évaluation des preuves : Le tribunal a souligné que la société n'a pas réussi à prouver son impossibilité d'agir dans les délais impartis, en se limitant à un courriel de l'administration qui ne justifiait pas son retard. Cela met en lumière l'importance de fournir des preuves tangibles et convaincantes pour soutenir une demande de force majeure.
En conclusion, la décision du tribunal repose sur une interprétation stricte des délais légaux et des exigences de preuve en matière de force majeure, ce qui a conduit au rejet de la requête de la société DLC-Districonceptlux.