Résumé de la décision
Mme B A a introduit une requête le 18 juin 2023 pour annuler la décision du maire de Commercy, qui avait refusé de lui délivrer un permis de construire pour le ravalement de la façade d'un immeuble. Le tribunal a demandé à Mme A de confirmer le maintien de sa requête par un courrier daté du 22 janvier 2024, l'informant que, sans réponse dans un délai d'un mois, elle serait réputée s'être désistée. N'ayant pas confirmé sa requête dans le délai imparti, le tribunal a considéré que Mme A s'était désistée de sa demande et a donné acte de ce désistement.
Arguments pertinents
1. Désistement de la requête : Le tribunal a appliqué l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, qui stipule que si le requérant ne confirme pas le maintien de ses conclusions dans le délai fixé, il est réputé s'être désisté. La décision souligne que "la requérante n'a pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois qui lui était imparti", entraînant ainsi le désistement.
2. Communication des mémoires : Le tribunal a également fait référence à l'article R. 611-8 du code de justice administrative, précisant que les parties sont réputées avoir reçu communication régulière des mémoires si elles n'ont pas consulté ceux-ci dans les deux jours ouvrés suivant leur mise à disposition. Cela a permis de considérer que la requérante avait bien reçu la demande de confirmation.
Interprétations et citations légales
1. Article R. 612-5-1 du code de justice administrative : Cet article permet au président de la formation de jugement d'inviter le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions. Il précise que "à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions". Cette disposition vise à éviter que des requêtes restent en suspens sans suivi de la part des requérants.
2. Article R. 611-8 du code de justice administrative : Cet article établit que les parties sont réputées avoir reçu communication des mémoires si elles ne les consultent pas dans un délai de deux jours ouvrés. Cela renforce l'idée que les parties doivent être proactives dans le suivi de leurs affaires devant le tribunal.
En conclusion, la décision du tribunal repose sur des dispositions claires du code de justice administrative, qui visent à assurer une gestion efficace des requêtes et à éviter les situations d'inertie procédurale. Le désistement de Mme A a été considéré comme pur et simple, permettant ainsi au tribunal de clore l'affaire.