Résumé de la décision
La requête enregistrée le 10 juillet 2023 par Mme B D, la SCI Chapeau Rouge, ainsi que M. A E et Mme C E, vise à annuler un permis de construire délivré par la maire de Nantes le 24 janvier 2023 à la SCCV Graslin, ainsi qu'une décision de rejet d'un recours gracieux. Le tribunal administratif de Nantes a constaté que le permis de construire en question tenait lieu d'autorisation d'exploitation commerciale, ce qui le rendait de la compétence de la cour administrative d'appel de Nantes. Par conséquent, le tribunal a décidé de transmettre le dossier à cette cour.
Arguments pertinents
1. Compétence juridictionnelle : Le tribunal a souligné que, selon l'article L. 600-10 du code de l'urbanisme, les cours administratives d'appel sont compétentes pour connaître des litiges relatifs aux permis de construire qui tiennent lieu d'autorisation d'exploitation commerciale. Cela s'applique dans le cas présent, car le permis de construire contesté a reçu un avis favorable de la commission départementale d'aménagement commercial.
2. Transmission du dossier : En vertu de l'article R. 351-3 du code de justice administrative, le tribunal a l'obligation de transmettre le dossier à la juridiction compétente lorsqu'il estime que la compétence relève d'une autre juridiction administrative.
Interprétations et citations légales
1. Article L. 600-10 du code de l'urbanisme : Cet article précise que "les cours administratives d'appel sont compétentes pour connaître en premier et dernier ressort des litiges relatifs au permis de construire tenant lieu d'autorisation d'exploitation commerciale". Cela établit clairement la compétence des cours administratives d'appel dans les cas où un permis de construire est lié à une autorisation d'exploitation commerciale.
2. Article L. 425-4 du code de l'urbanisme : Cet article stipule que "lorsque le projet est soumis à autorisation d'exploitation commerciale [...] le permis de construire tient lieu d'autorisation dès lors que la demande de permis a fait l'objet d'un avis favorable de la commission départementale d'aménagement commercial". Dans le cas présent, le permis de construire a été délivré après un avis favorable, ce qui justifie la compétence de la cour administrative d'appel.
3. Article R. 351-3 du code de justice administrative : Cet article impose au président du tribunal ou au magistrat délégué de transmettre le dossier à la juridiction qu'il estime compétente. Cela souligne l'importance de respecter la répartition des compétences entre les différentes juridictions administratives.
En conclusion, la décision du tribunal administratif de Nantes de transmettre le dossier à la cour administrative d'appel de Nantes repose sur une interprétation claire des textes de loi, affirmant la compétence de cette dernière pour traiter des litiges relatifs aux permis de construire tenant lieu d'autorisation d'exploitation commerciale.