Résumé de la décision
Mme C A B, agissant en son nom et en tant que représentante légale de son enfant mineur D, a introduit une requête pour annuler la décision implicite de refus de visa d'entrée en France pour sa fille, ainsi que pour obtenir une injonction à l'administration de délivrer le visa ou de réexaminer la demande. Cependant, après l'enregistrement de la requête, l'autorité consulaire a délivré le visa le 23 avril 2024. Par conséquent, le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions de Mme A B, les rendant sans objet. Le tribunal a également rejeté la demande de remboursement des frais d'instance.
Arguments pertinents
1. Absence de sujet à juger : Le tribunal a constaté que, suite à la délivrance du visa, la décision attaquée avait été implicitement retirée. Cela a conduit à la conclusion que les demandes d'annulation et d'injonction étaient devenues sans objet. Le tribunal a affirmé : « Ainsi, la décision attaquée a implicitement mais nécessairement été retirée. Par suite, les conclusions de la requérante aux fins d'annulation et d'injonction sous astreinte sont devenues sans objet. »
2. Frais d'instance : Concernant la demande de remboursement des frais d'instance, le tribunal a décidé qu'il n'y avait pas lieu de mettre à la charge de l'État la somme demandée par Mme A B, en raison de l'absence de sujet à juger sur les conclusions principales.
Interprétations et citations légales
1. Article R. 222-1 du code de justice administrative : Cet article permet aux présidents de tribunal administratif de constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête lorsque celle-ci ne présente plus de questions à juger. La décision du tribunal s'appuie sur ce texte pour justifier l'absence de sujet à juger : « Les présidents de tribunal administratif peuvent, par ordonnance : (...) 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête (...) ».
2. Loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 : Cette loi régit l'aide juridictionnelle et les frais d'instance. Le tribunal a fait référence à cette loi pour justifier le rejet de la demande de remboursement des frais, en indiquant qu'il n'y avait pas lieu de mettre à la charge de l'État la somme demandée, étant donné que les conclusions étaient devenues sans objet.
En conclusion, la décision du tribunal administratif de Nantes a été fondée sur l'évolution de la situation juridique suite à la délivrance du visa, entraînant l'irrecevabilité des demandes de Mme A B.