Résumé de la décision
M. B C a déposé une requête le 9 décembre 2023 pour demander l'annulation d'une décision de Mme A, datée du 15 novembre 2022, l'informant que sa candidature pour un poste de chargé de mission bruit à la direction générale de la prévention des risques n'avait pas été retenue. Il allègue être victime d'un acte illégal de discrimination. La présidente de la 6ème chambre du tribunal administratif a rejeté la requête comme manifestement irrecevable, en raison de l'absence d'exposé des faits et moyens, ainsi que de conclusions permettant d'apprécier le bien-fondé de la demande. Le délai de recours étant expiré, la requête ne pouvait être que rejetée.
Arguments pertinents
1. Irrecevabilité de la requête : La décision souligne que M. C n'a pas fourni un exposé suffisant des faits et des moyens juridiques pour soutenir sa demande. En vertu de l'article R. 411-1 du code de justice administrative, la requête doit contenir un exposé des faits et des moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. Le tribunal a constaté que M. C se limite à évoquer un "acte illégal de discrimination" sans développer ses arguments.
2. Délai de recours expiré : Le tribunal a noté que le délai de recours était expiré, ce qui empêche toute régularisation de la requête. En application des dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable.
Interprétations et citations légales
1. Article R. 222-1 du code de justice administrative : Cet article permet aux présidents de tribunal administratif de rejeter des requêtes manifestement irrecevables. En particulier, le 4° et le 7° de cet article stipulent que les requêtes peuvent être rejetées si elles ne comportent pas les éléments nécessaires à leur appréciation ou si elles ne sont pas régularisées dans le délai imparti. La décision a appliqué ces dispositions pour justifier le rejet de la requête de M. C.
2. Article R. 411-1 du code de justice administrative : Cet article précise que la requête doit indiquer les noms et domiciles des parties, ainsi qu'un exposé des faits et des moyens. La décision a souligné que M. C n'a pas respecté cette exigence, ce qui a conduit à l'irrecevabilité de sa demande.
En conclusion, la décision du tribunal administratif repose sur des bases juridiques solides, en insistant sur l'importance de la clarté et de la précision dans la présentation des requêtes, ainsi que sur le respect des délais de recours.