Résumé de la décision
M. A B a déposé une requête le 22 juillet 2023 pour contester l'arrêté du 28 juin 2023 par lequel le préfet de police a décidé de son transfert aux autorités autrichiennes responsables de sa demande d'asile. Il a également demandé une attestation de demandeur d'asile en procédure normale. Le tribunal a rejeté la requête, considérant qu'elle était tardive, car le délai de recours de quinze jours, prévu par la loi, avait expiré.
Arguments pertinents
1. Irrecevabilité de la requête : Le tribunal a constaté que la requête de M. B était manifestement irrecevable en raison du non-respect du délai de recours. En effet, l'article R. 222-1 du code de justice administrative permet de rejeter les requêtes manifestement irrecevables sans invitation à régulariser.
2. Délai de recours : Selon l'article L. 572-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le délai pour contester une décision de transfert est de quinze jours à compter de sa notification. Le tribunal a noté que M. B avait été notifié le 28 juin 2023 et que sa requête, enregistrée le 22 juillet 2023, était donc tardive.
3. Notification de la décision : Le tribunal a également souligné que la notification de l'arrêté avait été effectuée correctement, avec mention des voies et délais de recours, et que M. B avait été assisté d'un interprète lors de cette notification.
Interprétations et citations légales
1. Délai de recours : L'article L. 572-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile stipule que "l'étranger qui fait l'objet d'une décision de transfert peut, dans les conditions et délais prévus à la présente section, en demander l'annulation au président du tribunal administratif". Ce délai de quinze jours est strict et ne peut être prorogé, comme le précise l'article R. 777-3-2 du code de justice administrative.
2. Notification et assistance : L'article L. 572-1 du même code précise que la décision de transfert doit être notifiée à l'intéressé, mentionnant les voies et délais de recours. Le tribunal a constaté que M. B avait reçu cette notification en bonne et due forme, ce qui a été déterminant pour conclure à la tardiveté de sa requête.
3. Irrecevabilité manifeste : L'article R. 222-1 du code de justice administrative permet de rejeter les requêtes manifestement irrecevables. Dans ce cas, le tribunal a jugé que la requête de M. B ne pouvait pas être régularisée, car elle avait été déposée après l'expiration du délai légal.
En conclusion, la décision du tribunal repose sur une application stricte des délais de recours prévus par la loi, ainsi que sur la conformité de la notification de la décision de transfert.