Résumé de la décision
M. C E A, ressortissant colombien, a déposé une requête le 8 février 2024 auprès du juge des référés, demandant l'injonction au préfet de police de lui délivrer un récépissé suite à sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Il soutenait que, conformément à l'article L. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, les services préfectoraux étaient tenus de lui délivrer un récépissé. Le juge des référés a rejeté sa demande, considérant qu'il n'appartient pas à ce juge d'ordonner la délivrance d'un récépissé.
Arguments pertinents
1. Incompétence du juge des référés : Le juge a souligné qu'il n'était pas compétent pour ordonner au préfet de police de délivrer un récépissé. Cela repose sur le fait que la demande ne relève pas des mesures que le juge des référés peut prescrire, qui doivent être utiles et ne se heurter à aucune contestation sérieuse.
2. Rejet de la requête : En vertu de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, le juge a rejeté la requête de M. E A, la considérant mal fondée. Cela signifie que la demande ne présentait pas un caractère d'urgence suffisant pour justifier une intervention du juge des référés.
Interprétations et citations légales
1. Article L. 521-3 du code de justice administrative : Cet article permet au juge des référés d'ordonner des mesures utiles en cas d'urgence, mais il précise que ces mesures ne doivent pas faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. La décision a interprété cet article comme limitant le pouvoir du juge à des mesures conservatoires, sans pouvoir d'injonction spécifique pour la délivrance de documents administratifs.
2. Article L. 522-3 du code de justice administrative : Cet article stipule que le juge des référés peut rejeter sans instruction ni audience les demandes qui sont irrecevables. Dans ce cas, le juge a appliqué cet article pour justifier le rejet de la requête de M. E A, considérant qu'elle ne répondait pas aux critères d'urgence et de fondement juridique.
En conclusion, la décision du juge des référés repose sur une interprétation stricte des compétences qui lui sont conférées par le code de justice administrative, limitant son intervention dans les affaires administratives à des mesures conservatoires et non à des injonctions spécifiques.