Résumé de la décision
M. A B a introduit une requête le 15 août 2023 pour annuler la décision du 24 mai 2023 du CROUS de Paris, qui avait refusé le renouvellement de son logement, ainsi que le rejet implicite de son recours gracieux. Il demandait également une injonction pour le renouvellement de son logement ou, à défaut, un réexamen de son dossier. Cependant, le 22 août 2023, le CROUS a accepté sa demande de renouvellement pour l'année 2023/2024, rendant ainsi les conclusions de M. B sans objet. Par conséquent, le tribunal a décidé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête et a rejeté les demandes de mise à la charge de l'État des dépens.
Arguments pertinents
1. Absence d'objet de la requête : Le tribunal a constaté que, suite à la décision favorable du CROUS, les demandes d'annulation et d'injonction de M. B étaient devenues sans objet. Cela est en accord avec l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet au président de statuer sur les requêtes qui ne présentent plus de questions à juger.
2. Rejet des conclusions sur les dépens : Étant donné que l'instance n'a pas donné lieu à des dépens, le tribunal a rejeté les conclusions de M. B visant à mettre les dépens à la charge de l'État. Cela souligne le principe selon lequel les dépens ne peuvent être mis à la charge d'une partie que si l'instance a effectivement généré des frais.
Interprétations et citations légales
1. Article R. 222-1 du code de justice administrative : Cet article stipule que certains magistrats peuvent constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête. En l'espèce, le tribunal a appliqué cette disposition pour conclure que la requête de M. B n'avait plus d'objet, car le CROUS avait satisfait à sa demande après l'introduction de la requête. La citation pertinente est : "Les présidents de tribunal administratif (...) peuvent, par ordonnance : (...) 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête."
2. Article L. 761-1 du code de justice administrative : Cet article traite des dépens et des frais de justice. Le tribunal a noté que, puisque l'instance n'avait pas donné lieu à des dépens, les conclusions de M. B concernant la mise à la charge de l'État des dépens ne pouvaient être acceptées. Cela renforce l'idée que les frais de justice ne peuvent être réclamés que lorsque des frais ont effectivement été engagés.
En conclusion, la décision du tribunal administratif repose sur l'évolution favorable de la situation de M. B, rendant ses demandes initiales sans objet, et sur l'application stricte des règles relatives aux dépens dans le cadre des procédures administratives.