Résumé de la décision
La Société civile immobilière Epi et la Société civile immobilière Gilarcam ont introduit une requête devant le tribunal administratif pour contester le silence du maire de Vielle-Saint-Girons concernant leur demande de dresser un procès-verbal d'infraction contre la SARL Campet, qui avait construit une terrasse sans permis de construire. Le 6 juillet 2023, les requérantes ont décidé de se désister de leur requête. Le tribunal a pris acte de ce désistement, considérant qu'il était pur et simple, et a ordonné la notification de cette décision aux parties concernées.
Arguments pertinents
1. Droit au désistement : Le tribunal a reconnu le droit des requérantes à se désister de leur action, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui stipule que "les présidents de tribunal administratif peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte de désistement". Ce droit est fondamental dans le cadre des procédures judiciaires, permettant aux parties de renoncer à leur demande sans condition.
2. Nature du désistement : Le désistement a été qualifié de "pur et simple", ce qui signifie qu'il n'est pas soumis à des conditions ou réserves. Cela implique que la requête est définitivement retirée et que le tribunal n'a plus à se prononcer sur le fond de l'affaire.
Interprétations et citations légales
1. Article R. 222-1 du code de justice administrative : Cet article précise les conditions dans lesquelles un président de tribunal peut donner acte d'un désistement. La formulation "peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte de désistement" souligne la faculté discrétionnaire du président, mais aussi la reconnaissance du droit des parties à se retirer d'une procédure.
2. Désistement pur et simple : La notion de désistement "pur et simple" est essentielle car elle indique que la partie qui se désiste ne souhaite pas que la procédure se poursuive, ni qu'elle soit réintroduite ultérieurement. Cela est en conformité avec le principe de la liberté des parties dans la conduite de leur action en justice.
En conclusion, la décision du tribunal administratif de Pau a été fondée sur des principes juridiques clairs, respectant le droit des parties à se désister et appliquant correctement les dispositions du code de justice administrative.