Résumé de la décision
M. C A B a contesté la décision du 30 novembre 2023, par laquelle le président du conseil départemental des Pyrénées-Atlantiques a rejeté sa demande d'attribution de la carte mobilité inclusion mention "stationnement". Le tribunal administratif a rejeté la requête de M. A B pour irrecevabilité, car il n'a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire avant de saisir le tribunal. De plus, il n'a pas régularisé sa requête après avoir été invité à le faire.
Arguments pertinents
1. Recours administratif préalable obligatoire : La décision souligne que, selon l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles, toute contestation d'une décision relative à la carte mobilité inclusion doit être précédée d'un recours administratif. Le tribunal a précisé que "la personne qui entend contester une décision relative à l'attribution de la carte mobilité inclusion doit obligatoirement, avant de saisir le juge, former un recours administratif préalable devant l'autorité compétente".
2. Irrecevabilité de la requête : Le tribunal a constaté que M. A B n'avait pas produit la preuve d'un recours préalable, ce qui a conduit à l'irrecevabilité de sa requête. En effet, il a été notifié qu'il devait régulariser sa requête, mais n'a pas respecté le délai imparti, ce qui a entraîné le rejet de sa demande.
Interprétations et citations légales
1. Article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles : Cet article impose un recours préalable obligatoire avant de saisir le tribunal. Il stipule que "le recours préalable obligatoire formé contre une décision relative à la carte 'mobilité inclusion' destinée aux personnes physiques est formé, par tout moyen lui conférant date certaine, devant le président du conseil départemental". Cela signifie que le respect de cette procédure est une condition sine qua non pour la recevabilité de la requête.
2. Article R. 412-1 du code de justice administrative : Cet article précise que la requête doit être accompagnée de l'acte attaqué ou de la preuve de dépôt de la réclamation. Il est stipulé que "la requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué". Cela renforce l'idée que la régularité de la procédure est essentielle pour que le tribunal puisse examiner le fond de la demande.
3. Article R. 222-1 du code de justice administrative : Cet article permet aux présidents de tribunal administratif de rejeter les requêtes manifestement irrecevables. Il est mentionné que "les présidents de tribunal administratif peuvent, par ordonnance : (...) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables". Cela justifie la décision du tribunal de rejeter la requête de M. A B en raison de son irrecevabilité manifeste.
En conclusion, la décision du tribunal administratif repose sur le non-respect des procédures administratives préalables, ce qui est fondamental dans le cadre des recours contre les décisions administratives.