Résumé de la décision
La société Matière a déposé une requête le 16 mai 2022 pour contester une somme de 1 124 172,70 euros réclamée par un titre exécutoire émis par l'établissement du service d'infrastructure de la défense de Brest, ainsi qu'une décision de rejet de son recours gracieux. Par la suite, la société a demandé au tribunal de lui donner acte de son désistement d'instance, ce qui a été accepté par le tribunal. L'ordonnance a été rendue le 18 juillet 2023, notifiant le désistement à toutes les parties concernées.
Arguments pertinents
1. Droit au désistement : Le tribunal a reconnu que le désistement de la société Matière était "pur et simple", ce qui signifie qu'il n'y avait aucune condition ou réserve attachée à ce désistement. Cela est conforme à l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet aux magistrats de donner acte des désistements.
2. Absence d'opposition : Le tribunal a noté qu'il n'existait aucune opposition à ce désistement, ce qui a facilité la décision. Cela souligne le principe selon lequel un désistement d'instance peut être accepté tant qu'il est clair et sans ambiguïté.
Interprétations et citations légales
1. Article R. 222-1 du code de justice administrative : Cet article stipule que "les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements." Cette disposition légale confère aux magistrats le pouvoir d'accepter des désistements, ce qui est un aspect fondamental du droit administratif.
2. Désistement pur et simple : Le tribunal a précisé que le désistement de la société Matière était "pur et simple", ce qui implique qu'il n'y a pas de retour en arrière possible sur cette décision. Cela est en accord avec la jurisprudence qui considère qu'un désistement sans condition met fin à l'instance sans possibilité de réexamen ultérieur.
En conclusion, la décision du tribunal de donner acte du désistement de la société Matière repose sur des bases juridiques solides, respectant les dispositions du code de justice administrative et les principes de clarté et de non-opposition dans le cadre des désistements d'instance.