Résumé de la décision
Mme A B a introduit une requête le 12 décembre 2023 pour annuler la décision du 5 octobre 2023, par laquelle le président du conseil départemental d'Ille-et-Vilaine a rejeté sa demande de Carte Mobilité Inclusion mention stationnement. Le tribunal a demandé à Mme B de régulariser sa requête en produisant la décision prise sur le recours préalable obligatoire qu'elle aurait dû introduire. N'ayant pas régularisé sa requête dans le délai imparti, celle-ci a été déclarée manifestement irrecevable et rejetée par ordonnance du 6 mars 2024.
Arguments pertinents
1. Irrecevabilité de la requête : La requête de Mme B n'était pas accompagnée de la réclamation préalable exigée par la loi. Selon l'article R. 241-17-1 du Code de l'action sociale et des familles, un recours préalable est obligatoire avant de saisir le tribunal. La décision souligne que "la requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée... de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation".
2. Délai de régularisation : Le tribunal a noté que, malgré une demande de régularisation envoyée le 12 décembre 2023, Mme B n'a pas répondu dans le délai d'un mois. L'ordonnance précise que "la requête n'a pas été régularisée à l'expiration du délai imparti", ce qui entraîne son rejet.
3. Application des dispositions légales : En vertu de l'article R. 222-1 du Code de justice administrative, le tribunal a le pouvoir de rejeter les requêtes manifestement irrecevables. La décision conclut que "cette requête est manifestement irrecevable et doit être rejetée".
Interprétations et citations légales
1. Article R. 241-17-1 du Code de l'action sociale et des familles : Cet article impose un recours préalable obligatoire pour les décisions relatives à la Carte Mobilité Inclusion. Il stipule que "le recours préalable obligatoire formé contre une décision relative à la carte 'mobilité inclusion'... est formé, par tout moyen lui conférant date certaine, devant le président du conseil départemental". Cela signifie que toute contestation doit d'abord passer par cette étape avant d'être portée devant le tribunal.
2. Article R. 412-1 du Code de justice administrative : Cet article précise que la requête doit être accompagnée de l'acte attaqué ou de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation. La non-présentation de ces documents entraîne l'irrecevabilité de la requête, ce qui a été appliqué dans le cas de Mme B.
3. Article R. 222-1 du Code de justice administrative : Cet article permet aux présidents de formation de jugement de rejeter les requêtes manifestement irrecevables. La décision a été fondée sur le fait que la requête de Mme B ne respectait pas les conditions de recevabilité, entraînant ainsi son rejet.
En conclusion, la décision du tribunal repose sur le non-respect des procédures légales établies pour contester une décision administrative, illustrant l'importance de suivre les étapes requises avant de saisir le juge administratif.