Résumé de la décision
La requête de Mme G H, Mme E B, M. F B et Mme D A, visant à annuler l'arrêté du 24 février 2023 du maire de la commune de Saint-Denis Le Thiboult, qui ne s'est pas opposé à la déclaration préalable n° DP 076 573 23 B0002 de Mme C concernant la construction d'une palissade, a été rejetée par le tribunal administratif. Ce rejet est fondé sur l'irrecevabilité de la requête, en raison de l'absence de production de la décision attaquée, malgré des demandes de régularisation.
Arguments pertinents
1. Irrecevabilité de la requête : Le tribunal a constaté que les requérants n'avaient pas fourni la copie de l'acte attaqué, ce qui constitue une condition essentielle pour la recevabilité de la requête. En vertu de l'article R. 412-1 du code de justice administrative, "la requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée [...] de l'acte attaqué".
2. Absence de régularisation : Malgré les demandes de régularisation formulées par le greffe, les requérants n'ont pas respecté le délai d'un mois imparti pour fournir les documents manquants. Le tribunal a souligné que la requête était "entachée d'une irrecevabilité manifeste" et pouvait donc être rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Interprétations et citations légales
1. Article R. 412-1 du code de justice administrative : Cet article stipule que "la requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée [...] de l'acte attaqué". Cela signifie que la production de l'acte contesté est une condition sine qua non pour que la requête soit recevable. L'absence de ce document entraîne automatiquement l'irrecevabilité de la demande.
2. Article R. 222-1 du code de justice administrative : Le 4º de cet article permet au président du tribunal de rejeter les requêtes manifestement irrecevables. Le tribunal a appliqué cette disposition en constatant que la requête n'avait pas été régularisée malgré les demandes de régularisation, ce qui justifie le rejet.
En conclusion, la décision du tribunal administratif repose sur des principes clairs du droit administratif, qui imposent des exigences strictes en matière de recevabilité des requêtes. Les requérants ont manqué à ces obligations, entraînant ainsi le rejet de leur demande.