Résumé de la décision
M. B A a déposé une requête le 2 mars 2022 pour annuler la décision du 21 février 2022, par laquelle le président du conseil départemental de l'Eure a rejeté sa demande de carte mobilité inclusion mention "stationnement". En réponse, le département de l'Eure a soulevé l'irrecevabilité de la requête, en raison de l'absence d'un recours préalable obligatoire. Le tribunal a conclu que la requête était manifestement irrecevable, car M. A n'avait pas exercé le recours administratif préalable requis avant de saisir la juridiction. Par conséquent, la requête a été rejetée.
Arguments pertinents
1. Irrecevabilité de la requête : Le tribunal a statué que la requête de M. B A était manifestement irrecevable en raison de l'absence d'un recours préalable auprès du président du conseil départemental, comme l'exige l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles.
2. Obligation de recours préalable : Le tribunal a souligné que, selon l'article R. 241-17-1, "le recours préalable obligatoire formé contre une décision relative à la carte 'mobilité inclusion' [...] est formé, par tout moyen lui conférant date certaine, devant le président du conseil départemental". En l'absence de ce recours, la juridiction n'était pas tenue d'inviter M. A à régulariser sa demande.
Interprétations et citations légales
1. Article R. 222-1 du code de justice administrative : Cet article permet aux présidents de formation de jugement de rejeter les requêtes manifestement irrecevables sans invitation à régularisation. La décision précise que "les présidents de formation de jugement des tribunaux [...] peuvent, par ordonnance : [...] 4°) Rejeter les requêtes manifestement irrecevables".
2. Article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles : Cet article établit clairement l'obligation d'un recours préalable avant de saisir le tribunal. Il stipule que "le recours préalable obligatoire formé contre une décision relative à la carte 'mobilité inclusion' [...] est formé, par tout moyen lui conférant date certaine, devant le président du conseil départemental". Cette obligation est cruciale pour garantir que les décisions administratives soient d'abord contestées dans le cadre administratif avant d'être portées devant la justice.
En conclusion, la décision du tribunal repose sur le respect des procédures administratives préalables, soulignant l'importance de suivre les voies de recours établies avant d'engager une action en justice.