Résumé de la décision
M. et Mme B A ont introduit une requête le 6 janvier 2021, demandant l'annulation du refus d'abrogation d'un acte réglementaire illégal d'imposition à la plus-value, ainsi que de tous les actes administratifs en découlant. Le tribunal a considéré que la requête était manifestement irrecevable, car elle ne contenait pas de conclusions explicites concernant la réduction ou la décharge de l'imposition. En conséquence, la requête a été rejetée par ordonnance.
Arguments pertinents
1. Irrecevabilité de la requête : Le tribunal a souligné que la requête, bien que présentée comme un "recours pour excès de pouvoir", ne contenait pas de conclusions visant à obtenir une réduction ou une décharge de l'imposition. Cela constitue un manquement aux exigences procédurales nécessaires pour que le juge de l'impôt puisse statuer sur la demande.
2. Application de l'article R. 222-1 : En vertu des dispositions du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la formation de jugement a le pouvoir de rejeter par ordonnance les requêtes manifestement irrecevables, sans obligation d'inviter les requérants à régulariser leur demande. Le tribunal a donc appliqué cette disposition pour justifier le rejet de la requête.
Interprétations et citations légales
1. Code de justice administrative - Article R. 222-1 : Cet article permet aux présidents de formation de jugement de rejeter des requêtes manifestement irrecevables. La décision précise que "la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser", ce qui souligne l'importance de la conformité procédurale dès le dépôt de la requête.
2. Code des relations entre le public et l'administration - Article L. 243-1 : Bien que M. et Mme A aient cité cet article en lien avec l'abrogation des actes réglementaires illégaux, le tribunal a noté que leur requête ne comportait pas de conclusions appropriées pour que le juge puisse examiner la légalité de l'imposition. Cela met en lumière la nécessité d'une formulation précise des demandes dans le cadre des recours pour excès de pouvoir.
En somme, la décision illustre l'importance de respecter les exigences procédurales dans les recours administratifs, ainsi que le rôle du juge dans l'examen des demandes en fonction des conclusions présentées.