Résumé de la décision
La requête enregistrée le 21 juin 2024 par plusieurs requérants, dont Mme E N épouse J, vise à annuler un permis de construire délivré par le maire de Roquebrune-sur-Argens pour l'extension d'un groupe scolaire, ainsi que le rejet de leur recours gracieux. Cependant, par une ordonnance du 19 juillet 2024, leur demande de suspension a été rejetée pour absence de doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée. Les requérants n'ayant pas confirmé le maintien de leur requête dans le délai d'un mois suivant cette ordonnance, ils sont réputés s'être désistés. En conséquence, le tribunal a donné acte de ce désistement.
Arguments pertinents
1. Désistement réputé : Le tribunal a constaté que, conformément à l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, les requérants n'avaient pas confirmé le maintien de leur requête après le rejet de leur demande de suspension. Cela entraîne leur désistement automatique. La décision précise : "À défaut de confirmation du maintien de sa requête dans le délai d'un mois, le requérant est réputé s'être désisté."
2. Absence de recours en cassation : L'ordonnance de rejet de la demande de suspension n'ayant pas fait l'objet d'un pourvoi en cassation, cela a également contribué à la situation de désistement. Le tribunal souligne que "cette ordonnance n'a pas fait l'objet d'un recours en cassation", renforçant ainsi la légitimité de la décision de désistement.
Interprétations et citations légales
1. Article R. 612-5-2 du code de justice administrative : Cet article stipule que si une demande de suspension est rejetée pour défaut de doute sérieux sur la légalité de la décision, le requérant doit confirmer le maintien de sa requête dans un délai d'un mois. En l'absence de cette confirmation, il est réputé s'être désisté. Cela souligne l'importance de la diligence des requérants dans le cadre des procédures administratives.
2. Article R. 523-1 du code de justice administrative : Cet article précise que le pourvoi en cassation contre les ordonnances rendues par le juge des référés doit être présenté dans un délai de quinze jours. L'absence de recours dans ce délai a également joué un rôle crucial dans la décision du tribunal, car cela a empêché toute contestation de l'ordonnance de rejet.
En somme, la décision du tribunal repose sur des principes clairs du droit administratif, notamment la nécessité pour les requérants de respecter les délais et les procédures établies pour maintenir leur action en justice.