Résumé de la décision
Mme A B épouse C a déposé une requête le 2 février 2024 pour contester un titre de perception émis à son encontre le 6 septembre 2022 par la direction régionale des finances publiques pour un montant de 1 800 euros, ainsi qu'une décision implicite de rejet de la direction départementale des territoires et de la mer de l'Hérault. Le tribunal a rejeté la requête, considérant qu'elle était tardive et donc irrecevable, car le délai de recours contentieux avait expiré.
Arguments pertinents
1. Délai de recours : La requête de Mme C a été jugée irrecevable car elle a été déposée après l'expiration du délai de deux mois pour contester la décision implicite de rejet, qui était née le 1er juin 2023. Le tribunal a précisé que "Mme C avait jusqu'au 2 août 2023 pour contester cette décision devant le tribunal".
2. Irrecevabilité manifeste : Le tribunal a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes manifestement irrecevables sans invitation à régulariser. Il a conclu que "cette requête étant entachée d'une irrecevabilité manifeste, il y a lieu de la rejeter".
Interprétations et citations légales
1. Article R. 222-1 du code de justice administrative : Cet article permet aux présidents de tribunal administratif de rejeter des requêtes manifestement irrecevables. La décision souligne que "les présidents de tribunal administratif peuvent, par ordonnance : / () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables".
2. Décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 : Les articles 117 et 118 de ce décret précisent les modalités de contestation des titres de perception. L'article 118 stipule que "le droit de contestation d'un titre de perception se prescrit dans les deux mois suivant la notification du titre". Cela signifie que le délai pour contester commence à courir dès la notification du titre, et que le non-respect de ce délai entraîne l'irrecevabilité de la requête.
3. Décision implicite de rejet : La décision du tribunal a également pris en compte le fait qu'une décision implicite de rejet est considérée comme étant née en l'absence de réponse de l'administration dans le délai imparti. Cela est conforme à l'article 118, qui précise que "la décision rendue par l'administration en application de l'alinéa précédent peut faire l'objet d'un recours devant la juridiction compétente dans un délai de deux mois à compter de la date de notification de cette décision".
En conclusion, la décision du tribunal administratif repose sur le respect strict des délais de recours prévus par la législation, et souligne l'importance de la régularité des procédures administratives dans le cadre des contestations de titres de perception.