Résumé de la décision
M. B A, représenté par Me Tessier, a introduit une requête le 21 septembre 2023 pour annuler une délibération du 30 mars 2023 relative à la révision du plan local d'urbanisme de la commune des Loges en Josas, ainsi que la décision implicite rejetant son recours gracieux. En réponse, la commune a déposé un mémoire en défense le 23 janvier 2024, demandant le rejet de la requête et la condamnation de M. A à verser une somme de 5 000 euros. Cependant, M. A a ensuite déclaré se désister de sa requête le 15 février 2024, ce que la commune a accepté le 19 février 2024, renonçant également à sa demande de condamnation. Le tribunal a donné acte du désistement de M. A par ordonnance du 1er mars 2024.
Arguments pertinents
1. Droit au désistement : Le tribunal a reconnu le droit de M. A à se désister de sa requête, considérant que ce désistement était "pur et simple", ce qui signifie qu'il n'était pas soumis à des conditions ou à des réserves. Cela est conforme à l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui stipule que les magistrats peuvent donner acte des désistements.
2. Acceptation du désistement : La commune des Loges en Josas a expressément accepté le désistement de M. A, ce qui a permis de clore la procédure sans qu'il soit nécessaire d'examiner le fond de la requête. Cela souligne l'importance de l'accord des parties dans le cadre d'un désistement.
Interprétations et citations légales
1. Article R. 222-1 du code de justice administrative : Cet article précise que les magistrats peuvent donner acte des désistements. La formulation "les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans ou ayant atteint au moins le grade de premier conseiller" indique que seuls certains magistrats sont habilités à prendre cette décision, ce qui garantit une certaine rigueur dans le processus.
2. Désistement pur et simple : Le tribunal a qualifié le désistement de M. A de "pur et simple", ce qui signifie qu'il n'y a pas de conditions attachées à ce désistement. Cela est important car cela permet de clore la procédure sans ambiguïté. La jurisprudence administrative reconnaît ce type de désistement comme un acte qui met fin à l'instance sans jugement sur le fond.
3. Renonciation à la demande de condamnation : La commune a également renoncé à sa demande de condamnation au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, qui prévoit la possibilité pour le tribunal de condamner une partie à verser une somme à l'autre partie pour couvrir les frais de justice. Cette renonciation montre une volonté de clore le litige à l'amiable, sans frais supplémentaires pour M. A.
En conclusion, la décision du tribunal de donner acte du désistement de M. A est conforme aux dispositions légales et illustre le respect des droits des parties dans le cadre d'une procédure administrative.