Résumé de la décision
La société Cellnex France a déposé une requête le 28 mai 2024 pour annuler un arrêté du maire d'Athis-Mons, daté du 2 avril 2024, qui s'opposait à sa déclaration préalable pour l'installation d'infrastructures de radiotéléphonie. Cependant, le 20 juin 2024, le maire a retiré cet arrêté et a accordé la déclaration demandée, rendant la requête sans objet. Par conséquent, le tribunal a décidé qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur les conclusions de la société et a rejeté le surplus des demandes, notamment la demande de frais.
Arguments pertinents
1. Absence d'objet de la requête : Le tribunal a constaté que l'arrêté contesté avait été retiré et que la déclaration préalable avait été accordée, ce qui a rendu la requête de la société Cellnex France sans objet. Cela est en accord avec l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête lorsque celle-ci ne soulève plus de questions à juger.
2. Rejet des demandes de frais : Le tribunal a également décidé qu'il n'y avait pas lieu de mettre à la charge de la commune d'Athis-Mons le paiement de la somme demandée par la société au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, en raison des circonstances de l'espèce.
Interprétations et citations légales
1. Article R. 222-1 du code de justice administrative : Cet article stipule que les magistrats peuvent, par ordonnance, constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête. En l'espèce, le tribunal a appliqué cette disposition pour conclure que la requête de la société Cellnex France était devenue sans objet suite au retrait de l'arrêté contesté. La citation pertinente est : "les magistrats (...) peuvent, par ordonnance : (...) 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête".
2. Article L. 761-1 du code de justice administrative : Cet article prévoit que la partie perdante peut être condamnée à payer à l'autre partie une somme au titre des frais exposés. Toutefois, le tribunal a jugé qu'il n'y avait pas lieu d'appliquer cette disposition dans le cas présent, en raison des circonstances entourant le retrait de l'arrêté. Cela souligne que la décision de ne pas faire droit à la demande de frais est fondée sur l'absence de litige persistant.
En conclusion, la décision du tribunal repose sur le fait que l'objet du litige a été résolu par le retrait de l'arrêté, ce qui a conduit à une absence de nécessité de statuer sur la requête.