Résumé de la décision
Mme A B a introduit une requête le 25 septembre 2023, demandant au juge des référés de condamner la Caisse d'Allocations Familiales (CAF) des Yvelines à verser 3 908,37 euros à son bailleur, Hauts-de-Seine-Habitat-OPH, en raison d'un non-versement d'aide au logement. En réponse, la CAF a soutenu qu'elle avait effectué le versement le 10 octobre 2023. Le tribunal, après avoir examiné la situation, a constaté que les demandes de Mme B étaient devenues sans objet, car le versement avait été effectué. Par conséquent, il a décidé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête.
Arguments pertinents
1. Absence d'objet de la requête : Le tribunal a souligné que, suite au versement effectué par la CAF, les conclusions de Mme B concernant le versement d'une provision et l'injonction étaient devenues sans objet. Cela est en accord avec l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet au juge de constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête lorsque les circonstances ont changé.
2. Droit à l'aide au logement : La décision met en lumière le droit de Mme B à recevoir une aide au logement, qui a été respecté par la CAF, ce qui a conduit à l'irrecevabilité de sa demande initiale.
Interprétations et citations légales
- Article R. 222-1 du code de justice administrative : Cet article stipule que "Les présidents de tribunal administratif (...) peuvent, par ordonnance : (...) 3° constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête". Cette disposition a été appliquée pour justifier la décision du tribunal de ne pas statuer sur la requête de Mme B, car le versement avait été effectué après l'introduction de la demande.
- Changement de circonstances : La décision illustre le principe selon lequel une demande judiciaire peut devenir sans objet si les faits sur lesquels elle repose évoluent. En l'espèce, le versement de la somme due par la CAF a modifié la situation, rendant la demande de Mme B caduque.
En conclusion, la décision du tribunal administratif de Versailles a été fondée sur l'application des règles de procédure administrative, en tenant compte des faits intervenus postérieurement à la requête, ce qui a conduit à une absence d'objet pour les demandes formulées par Mme B.