Résumé de la décision
Mme A B a déposé une requête le 26 juillet 2023 pour contester la décision du président de l'université Paris Nanterre, qui a prononcé son ajournement à l'issue des épreuves de la licence 3 de droit et n'a pas validé sa licence. Elle soutenait que l'université avait commis une erreur en ne prenant pas en compte les résultats d'une matière à travaux dirigés obtenus lors de sa première année à l'université de Caen. Le tribunal a rejeté sa requête le 20 août 2024, considérant que les arguments de Mme B étaient manifestement infondés.
Arguments pertinents
Le tribunal a fondé son rejet sur plusieurs points juridiques :
1. Inadéquation des moyens avancés : Mme B a soutenu que le président de l'université aurait dû inclure les points de sa première année pour compenser sa moyenne générale de la troisième année, qui était inférieure à 10. Le tribunal a jugé que cette argumentation était "manifestement insusceptible de venir à son soutien", car les règles de l'université stipulent que seuls les résultats des deux semestres d'une même année peuvent se compenser.
2. Application des règles de validation : Selon les "modalités de contrôle des connaissances et des compétences 2020-2024" de l'université, un étudiant doit obtenir une moyenne générale pondérée d'au moins 10 pour être déclaré admis. Le tribunal a rappelé que "la moyenne pondérée des UE fondamentales des deux semestres est supérieure ou égale à 10", ce qui exclut la possibilité de compenser avec des résultats d'années antérieures.
Interprétations et citations légales
Le tribunal a appliqué plusieurs textes de loi pour justifier sa décision :
- Code de justice administrative - Article R. 222-1 : Cet article permet aux présidents de tribunal administratif de rejeter des requêtes qui ne comportent que des moyens manifestement infondés. Le tribunal a utilisé cette disposition pour conclure que les arguments de Mme B ne tenaient pas.
- Code de l'éducation - Article D. 612-32-5 : Cet article définit les conditions d'obtention du diplôme de licence, précisant que "le diplôme national de licence sanctionne un niveau correspondant à l'obtention de 180 crédits européens". Le tribunal a souligné que les règles de l'université précisent que seuls les résultats des semestres d'une même année peuvent se compenser, ce qui a été déterminant dans le rejet de la requête.
En conclusion, le tribunal a statué que la requête de Mme B était infondée, car elle ne respectait pas les règles établies par l'université concernant la validation des années de licence.