Résumé de la décision
Dans l'affaire opposant Monsieur [I] [C] à la S.A.S. Société KMB, le Tribunal judiciaire de Lyon a statué en référé le 27 mai 2024. Monsieur [I] [C], venant aux droits de Madame [X] [K], a demandé la constatation de la résiliation du bail commercial et l'expulsion de la société KMB en raison de loyers impayés. Le tribunal a constaté que la clause résolutoire était acquise, ordonnant à la société KMB de quitter les lieux dans un délai d'un mois. De plus, la société KMB a été condamnée à payer 12 867 € pour les loyers et charges impayés, une indemnité d'occupation mensuelle, ainsi qu'une somme de 800 € au titre de l'article 700 du Code de procédure civile.
Arguments pertinents
Le tribunal a fondé sa décision sur plusieurs éléments juridiques clés :
1. Clause résolutoire : Le bail stipule qu'en cas de non-paiement d'un terme de loyer, le bailleur peut obtenir la résiliation de plein droit après un commandement de payer resté sans effet. Le tribunal a constaté que la société KMB n'avait pas apuré les sommes dues, ce qui a conduit à la résiliation du bail.
- Citation pertinente : "Le bail stipule qu’à défaut de paiement d’un seul terme de loyer ou des charges à leur échéance et un mois après une sommation d'exécuter ou un commandement de payer resté sans effet, le bail sera résilié de plein droit."
2. Créance d'arriérés : Le tribunal a jugé que la créance d'arriérés de loyers et charges, s'élevant à 12 867 €, était non sérieusement contestable, justifiant ainsi la condamnation de la société KMB à ce paiement.
- Citation pertinente : "La créance d’arriérés de loyers et charges due au jour de l’audience [...] n’étant pas sérieusement contestable à hauteur de 12 867 €."
3. Indemnité d'occupation : La société KMB a également été condamnée à verser une indemnité d'occupation mensuelle à compter du 1er avril 2024, équivalente au montant du loyer et des charges en cours, jusqu'à la libération effective des lieux.
- Citation pertinente : "La société KMB est de même redevable d’une indemnité mensuelle à compter du 1er avril 2024, équivalente au loyer et charges en cours."
Interprétations et citations légales
La décision s'appuie sur plusieurs textes de loi, notamment :
- Code de commerce - Article L 145-41 : Cet article stipule que le bail commercial peut être résilié de plein droit en cas de non-paiement des loyers, ce qui a été appliqué dans cette affaire pour justifier la résiliation du bail.
- Citation directe : "Il y a lieu de constater la résiliation du bail, conformément aux dispositions de l'article L 145-41 du Code de commerce."
- Code de procédure civile - Article 700 : Cet article permet au juge de condamner la partie perdante à payer une somme au titre des frais non compris dans les dépens. Le tribunal a utilisé cet article pour accorder 800 € à Monsieur [I] [C].
- Citation directe : "Il convient de condamner la société KMB à payer à Monsieur [I] [C] une indemnité au titre des frais non inclus dans les dépens, que l’équité commande de fixer à la somme de 800 €."
En conclusion, la décision du tribunal repose sur une application rigoureuse des dispositions légales relatives aux baux commerciaux et à la procédure civile, confirmant ainsi les droits du bailleur face à des loyers impayés.