Résumé de la décision
La cour administrative d'appel a rejeté la requête de Mme D..., ressortissante serbe, visant à annuler l'arrêté du 12 mars 2019 émanant du préfet de l'Indre. Cet arrêté lui refusait un titre de séjour et lui imposait une obligation de quitter le territoire français. Mme D... contestait le jugement du tribunal administratif de Limoges qui avait précédemment validé cette décision. La cour a conclu que les arguments présentés en appel étaient similaires à ceux invoqués en première instance et ne contenaient pas d'éléments nouveaux, rendant la requête manifestement dépourvue de fondement.
Arguments pertinents
1. Mauvaise motivation de l'arrêté préfectoral : Mme D... argue que l'arrêté du préfet n'était pas suffisamment motivé, ne tenant pas compte de sa situation personnelle, notamment son couple avec un incarcéré. La cour a adopté la position du tribunal de première instance sur ce point.
2. Droit à être entendu : Elle soutient que son droit d'être entendue n'a pas été respecté, faute de possibilité de présenter des observations. La cour a, encore une fois, rejeté cet argument sans le juger fondamental.
3. Respect des droits humains : Elle invoque une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH), arguant que son expulsion porterait atteinte à sa vie familiale. Cependant, la cour a constaté la non-nouveauté des arguments et a déclaré ces réclamations non fondées.
4. Erreur manifeste d'appréciation : La requérante allègue que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation quant à l'impact de l'expulsion sur sa situation personnelle. Ce point a également été rejeté par la cour, qui a confirmé les jugements précédents.
Interprétations et citations légales
- Code des relations entre le public et l'administration - Article L. 211-2 : Cet article stipule que les décisions doivent être motivées. Dans ce cas, la cour a jugé que la motivation ne manquait pas d’une façon suffisamment grave pour annuler la décision.
- Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme - Article 8 : Le droit au respect de la vie privée et familiale a été cité par Mme D..., mais la cour a souligné que les considérations d'ordre public et d'immigration prévalaient dans ce contexte.
- Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile - Article L. 313-11 (7°) : Cet article prévoit les conditions d'octroi d'un titre de séjour. La cour a noté que les circonstances individuelles de la requérante n'étaient pas suffisantes pour justifier une dérogation à la règle.
En conclusion, la décision de la cour s'est appuyée sur une application rigoureuse des textes de loi et une appréciation des faits sans discernement sur les précédents considérés par le tribunal administratif, concluant ainsi à la maintenue de l'arrêté préfectoral contesté.