Résumé de la décision
La SCI Nid d'abeille a formulé une demande d'annulation d'un jugement du tribunal administratif de Bordeaux qui avait rejeté sa requête de remboursement de crédit de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) s'élevant à 1 398 euros. Cette somme était liée à des travaux immobiliers revendiqués par la SCI, réalisés en 2012. La cour a confirmé le jugement, estimant que la SCI n'avait pas prouvé que la TVA réclamée avait grevé une opération imposable, ce qui était nécessaire pour justifier son droit au remboursement.
Arguments pertinents
1. Sur l'absence de preuve de l'opération imposable : La cour souligne que la SCI Nid d'abeille n'a pas fourni d'élements suffisants pour élucider si la TVA mentionnée sur les factures avait effectivement grevé des opérations imposables. Il est précisé que :
> "la SCI Nid d'abeille ne donne pas les éléments permettant d'apprécier si et, le cas échéant, dans quelle mesure, la taxe mentionnée sur les factures dont elle se prévaut a grevé les éléments d'une opération imposable."
2. Absence d'indication claire : La cour remet en question la clarté de l'affectation des travaux, notant que la SCI n'a pas spécifié si ces travaux étaient liés à la construction à La Réole ou à celle à Saint-Sève. Selon la cour :
> "elle ne précise pas s'il s'agit de la construction située à La Réole ou de celle située à Saint-Sève, d'autre part, elle ne donne aucune indication sur la part de la construction qui serait affectée à un autre usage que l'habitation."
Interprétations et citations légales
La décision repose sur l’article 271 du Code général des impôts, qui fixe les conditions d'origine et d'affectation pour la déductibilité de la TVA. En vertu de son alinéa I-1 :
> "Seule la taxe qui a grevé les éléments d'une opération imposable est déductible de la taxe applicable à cette opération."
Ainsi, la cour indique que, pour qu'un crédit de TVA soit remboursable, il est essentiel de démontrer que la taxe a été grevée sur des opérations imposables, ce qui, dans le cas présent, n'a pas été établi. C'est ce manquement aux exigences de preuve imposées par le droit fiscal qui a conduit à la confirmation du rejet de la demande de remboursement par la cour.
Enfin, les conclusions basées sur l'article L 761-1 du Code de justice administrative qui sont relatives aux frais de justice ont également été rejetées, car elles dépendent du succès de la requête principale. La décision indique alors que :
> "Les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées par voie de conséquence."
En somme, à travers cette décision, la cour rappelle le principe de la nécessité de prouver le lien entre la TVA et des opérations imposables, tout en soulignant la nature strictement régulée des critères de remboursement de crédit de TVA.