Résumé de la décision
Mme B..., ressortissante mauricienne, a demandé l'annulation d'un jugement du tribunal administratif de Poitiers qui a rejeté sa requête visant à annuler un arrêté préfectoral du 19 juin 2015. Cet arrêté refusait de lui délivrer un titre de séjour pour raisons familiales et ordonnait son éloignement du territoire français. La cour a finalement confirmé la décision du tribunal administratif, rejetant la demande de Mme B... et ses conclusions subsidiaires.
Arguments pertinents
1. Suffisante motivation de l'arrêté : La cour souligne que l'arrêté préfectoral est suffisamment motivé, citant les diverses législations et conventions pertinentes qui justifient son contenu. La cour note que l'arrêté "vise les textes applicables à la situation de Mme B..." et "expose la situation personnelle de Mme B...".
2. Absence de nouveaux éléments : Concernant les arguments relatifs aux atteintes aux droits précisés par la convention européenne des droits de l'homme et la convention internationale des droits de l'enfant, la cour indique que Mme B... ne présente aucun élément nouveau par rapport à ceux discutés en première instance, écartant ainsi ces motifs. Cela est reflété dans la décision : "il y a lieu de les écarter par adoption des motifs pertinemment retenus par les premiers juges".
Interprétations et citations légales
1. Légalité de l'arrêté : La légalité de l'arrêté préfectoral est jugée selon le Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). En particulier, les articles cités sont :
- CESEDA - Article L. 313-11 : Établit les conditions sous lesquelles un étranger peut obtenir un titre de séjour.
- CESEDA - Article L. 511-1 : Établit les conditions de prise des décisions administratives concernant les titres de séjour.
Dans la décision, il est noté que l'arrêté "vise également l'avis favorable" du médecin, ce qui montre une appréciation des éléments de santé importants.
2. Droits au respect de la vie privée et familiale : La cour s'appuie sur l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, qui protège le droit au respect de la vie privée et familiale. Toutefois, l'arrêté mentionne que "rien ne s'oppose à ce que la cellule familiale [...] se reconstitue dans leur pays d'origine", ce qui démontre que les droits invoqués par Mme B... ont été considérés dans l'analyse mais que l'administration en a jugé la protection insuffisante au regard des autres éléments de la décision.
3. Motivation conforme aux exigences légales : La motivation de l'obligation de quitter le territoire est également jugée conforme : "la motivation de l'obligation de quitter le territoire français [...] découle de celle du refus de titre". Cela souligne l'importance de la liaison entre le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire.
En conclusion, la décision de la cour confirme la légalité de l'arrêté préfectoral au regard des raisons exposées et des normes juridiques applicables, en rejetant la requête de Mme B... et ses demandes d'indemnisation.