Résumé de la décision :
M. C... D..., ressortissant kosovar, a demandé l'annulation d'un jugement du tribunal administratif de Bordeaux qui a rejeté sa demande d'annulation d'un arrêté préfectoral du 15 mars 2018 lui refusant un titre de séjour, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. La cour a confirmé le rejet par le tribunal administratif, considérant que M. D... ne pouvait prétendre à un titre de séjour en vertu des dispositions qu'il invoquait et que la décision d'éloignement n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation en tenant compte des éléments de sa situation familiale et personnelle.
Arguments pertinents :
1. Absence de titre de séjour valide : La cour a noté que M. D... ne pouvait pas se prévaloir des dispositions de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car il n'avait pas présenté de demande de titre de séjour sur ce fondement. Ce fait est crucial car il montre que le préfet n'était pas tenu d'examiner d'autres bases légales pour la régularisation de sa situation.
Citation pertinente : "le préfet n'est pas tenu, en l'absence de dispositions expresses en ce sens, d'examiner d'office si l'intéressé peut prétendre à une autorisation de séjour sur le fondement d'une autre disposition de ce code."
2. Évaluation des conséquences personnelles : La cour a estimé qu'il n'y avait pas d'erreur manifeste dans l'évaluation des conséquences du refus sur la situation personnelle de M. D... En effet, même si sa famille réside en France, le dossier ne prouve pas que leurs enfants seraient empêchés de suivre une scolarité normale dans leur pays d'origine. M. D... a également des attaches familiales dans son pays.
Citation pertinente : "Il en résulte que M. D..., qui n'est pas dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine, n'est pas fondé à soutenir que la décision portant refus de séjour contestée serait entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle."
Interprétations et citations légales :
1. Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile - Article L. 313-14 : Ce texte évoque les conditions dans lesquelles un étranger peut être admis au séjour sur le territoire français pour des motifs familiaux et de santé. Dans cette affaire, M. D... ne remplissait pas les conditions de demande sous cet article, ce qui affaiblit sa position juridique.
Citation directe : "M. D... ne peut se prévaloir des dispositions de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors qu'il n'est pas contesté qu'il n'a pas présenté sa demande de titre de séjour sur le fondement de ces dispositions."
2. Code des relations entre le public et l'administration - Articles L. 312-2 et L. 312-3 : Ces articles précisent les droits des administrés face aux décisions administratives. M. D... a invoqué une série de droits relatifs à sa situation personnelle et familiale, mais ces articles n'ont pas permis d'invalider le refus de titre de séjour fondé sur les motifs mentionnés par l'arrêté préfectoral.
En résumé, la cour a jugé que le préfet a pris une décision conforme aux textes légaux, sans errance manifeste dans l’appréciation des éléments présentés par M. D.... Les conséquences du refus d'un titre de séjour sur sa situation personnelle ne justifiaient pas un changement de décision.