Résumé de la décision
M. B..., ressortissant russe né le 3 juin 1980, a interjeté appel contre un jugement du tribunal administratif de Rouen du 3 octobre 2017, qui avait confirmé sa décision d'expulsion du territoire français, ainsi que des refus de délai de départ volontaire et d'interdiction de retour. En appel, il a soutenu que la décision était insuffisamment motivée et méconnaissait ses droits, notamment ceux de ses enfants, en vertu de diverses conventions internationales. La cour a rejeté la requête, considérant que les arguments présentés ne remettaient pas en cause l'appréciation des premiers juges et que M. B... n'était pas fondé à contester la décision.
Arguments pertinents
1. Motivation insuffisante : M. B… a soutenu que la décision d'obligation de quitter le territoire était insuffisamment motivée, invoquant la méconnaissance de l'article L. 511-1, alinéa 3, du code de l'entrée et du séjour des étrangers. La cour a répondu en adoptant les motifs des premiers juges, concluant qu'il n'apportait aucun élément nouveau susceptible de modifier l’appréciation.
2. Droit de l'enfant : Concernant les droits de ses enfants, en vertu de l'article 3, paragraphe 1, de la Convention internationale relative aux droits de l’enfant, M. B... n’a pas fourni de nouveaux éléments justifiant une réévaluation, la cour considérant donc qu'il avait échoué à démontrer un impact spécifique sur la situation familiale.
3. Irrecevabilité des demandes : Finalement, la cour a statué que les conclusions de M. B... visant à obtenir une injonction de réexamen et un remboursement des frais d’avocat n'étaient pas fondées, confirmant le rejet par le tribunal administratif.
Interprétations et citations légales
Cette décision mobilise des dispositions légales et des conventions internationales importantes, en particulier :
- Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile - Article L. 511-1 : C'est sous ce cadre que M. B... conteste la légalité de son obligation de quitter le territoire. La cour insiste sur le fait que cette disposition stipule des conditions précises de fond et de forme qui ont été respectées dans la décision administrative initiale.
- Convention européenne des droits de l'homme - Article 8 (droit au respect de la vie privée et familiale) : M. B... a mis en avant ce droit, mais la cour a jugé que les éléments apportés ne permettaient pas de considérer qu'une atteinte disproportionnée était faite à sa vie privée ou familiale.
- Convention internationale relative aux droits de l'enfant - Article 3, paragraphe 1 : Bien que M. B... ait invoqué le droit de ses enfants, la cour a relevé qu'il n'avait pas prouvé l'impact spécifique que la décision aurait sur leur bien-être, et a donc maintenu l'appréciation des premiers juges, selon laquelle les droits de l'enfant n'étaient pas en péril.
Ces éléments montrent une application stricte des normes établies, soulignant que les décisions administratives de départ ne peuvent être annulées sans arguments substantiels et pertinents qui se basent sur des faits concrets et un cadre législatif approprié.