Résumé de la décision
M. B... a interjeté appel d'un jugement du tribunal administratif de Nice en date du 19 février 2021, qui rejetait ses demandes d'annulation des décisions du préfet des Alpes-Maritimes du 26 juin 2020, refusant son séjour et lui imposant une obligation de quitter le territoire français. La cour a annulé le jugement en raison d'une omission à statuer concernant un moyen soulevé par M. B... relatif à l'absence de consultation de la commission du titre de séjour. La cour a décidé de renvoyer l'affaire au tribunal administratif de Nice pour réexamen. Les demandes d'injonction et de condamnation de l'État à payer des frais ont été rejetées.
Arguments pertinents
La cour a fondé son arrêt sur plusieurs éléments juridiques clés :
1. Omission à statuer : M. B... avait soulevé un nouveau moyen concernant l'absence de saisine de la commission du titre de séjour dans un mémoire complémentaire. La cour a estimé que ce moyen était recevable et pertinent puisque M. B... avait soulevé des éléments d’illégalité externe qui auraient dû être examinés par le tribunal. La cour a affirmé :
> "Les premiers juges ont entaché leur jugement d'une omission à statuer."
2. Renvoyer l'affaire pour réexamen : Considérant l'irrégularité du jugement de première instance, la cour a décidé que l'affaire devait être renvoyée au tribunal administratif de Nice pour qu'il examine à nouveau les conclusions de M. B..., affirmant :
> "Il y a lieu de renvoyer l'affaire... au tribunal administratif de Nice."
3. Rejet des demandes d'injonction et de frais : La cour a considéré que l'injonction demandée ne relevait pas des circonstances de l'espèce et a refusé d’accorder les sommes demandées au titre des frais juridiques, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'imposer ces frais à l'État.
Interprétations et citations légales
La décision s'appuie sur plusieurs textes de loi pertinents :
- Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile - Article L. 313-14 : Cet article concerne la régularisation des étrangers en situation irrégulière sur des critères exceptionnels, pertinents dans le contexte de la présence prolongée de M. B... en France.
- Code de justice administrative - Article L. 761-1 : Cet article exige que les frais d'un litige soient pris en charge par l'État si la demande est justifiée, ce qui n’a pas été le cas ici.
La cour a souligné l'importance d'examiner la question de la consultation de la commission du titre de séjour :
> "Un tel moyen était recevable dès lors que M. B... avait soulevé, dans sa requête introductive d'instance, un moyen de légalité externe à l'encontre des décisions..."
L'interprétation des critères de recevabilité des mémoires complémentaires et l’importance de l’examen exhaustive des arguments soulevés ont été au cœur du raisonnement de la cour, révélant une compréhension précise des droits des étrangers et des procédures administratives en France. Cela met en avant le principe fondamental de la régularité dans les décisions administratives concernant le séjour des étrangers.
Ainsi, la décision de la cour visait à garantir que les droits de M. B... soient dûment pris en compte dans le cadre d'une procédure de réexamen appropriée, conformément aux règles de droit applicables.