Résumé de la décision
La SARL Les Roches Blanches et la SCI Dellacase ont introduit une requête devant la cour administrative pour contester une délibération du tribunal administratif de Marseille. Elles demandent l'annulation de cette délibération ainsi que celle de la décision de rejet de leur recours gracieux, en arguant de leur intérêt à agir, d'une atteinte disproportionnée à la liberté du commerce, d'une méconnaissance de la convention européenne des droits de l'homme et d'une rupture d'égalité devant les charges publiques. La commune de Cassis et la métropole Aix-Marseille Provence (AMP) sont intervenues, demandant le rejet de la requête. Finalement, les sociétés requérantes ont décidé de se désister de leur requête, ce qui a été accepté par l'AMP. La Cour a alors pris acte de ce désistement.
Arguments pertinents
1. Intérêt à agir : Les requérantes affirment avoir un intérêt à contester la délibération, ce qui est une condition préalable pour agir devant une juridiction administrative.
2. Atteinte à la liberté du commerce : Elles soutiennent que la modification contestée porte une atteinte disproportionnée à la liberté du commerce et de l'industrie, visant à prouver que la décision de la CUMPM est illégale et excessive.
3. Rupture d'égalité et méconnaissance des droits : Les requérantes avancent que la délibération crée une rupture d'égalité devant les charges publiques et qu'elle méconnaît le protocole n° 1 additionnel à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
Ces arguments ont été jugés non fondés par la commune et la métropole AMP, qui ont demandé le rejet de la requête.
Interprétations et citations légales
La décision s'appuie sur plusieurs textes de loi, dont le code de justice administrative, qui régit les conditions d'apport des requêtes devant les tribunaux administratifs.
- Code de justice administrative - Article L. 761-1 : Cet article prévoit que "la perte de la procédure d’appel ne préjudicie pas aux conclusions de la partie qui a perdu". Il souligne que les états de la procédure peuvent aboutir à des demandes de remboursement des frais engagés, mais en l'espèce, la métropole a renoncé à ses conclusions sur ce point, suite au désistement des requérantes.
- Code général des collectivités territoriales - Article L. 2121-1 et suivants : Ces articles stipulent que les décisions prises par les collectivités doivent respecter les principes d'égalité et de non-discrimination, arguant ainsi que toute délibération doit être proportionnée et justifiée.
En conclusion, la Cour a pris acte du désistement sans statuer sur le fond des arguments présentés, considérant que rien ne s'opposait à un tel acte.