Résumé de la décision :
La SELARL Amarantide, spécialisée dans l'exercice de la profession de chirurgien-dentiste, a interjeté appel d'un jugement rendu par le tribunal administratif de Nîmes le 15 octobre 2015, qui avait rejeté sa demande de décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour les années 2009 et 2010. Cette demande de décharge faisait suite à une vérification de comptabilité. La Cour a confirmé le jugement du tribunal, considérant que la vérification s'était déroulée en accord avec la législation en vigueur et que la SELARL avait eu l'opportunité d'engager un débat oral et contradictoire, ainsi elle a rejeté la requête et les demandes de frais.
Arguments pertinents :
1. Sur le débat oral et contradictoire : La SELARL Amarantide conteste l'absence de débat oral et contradictoire lors de la vérification de sa comptabilité, soutenant qu'elle n'a pas eu l'occasion d'en discuter avec le vérificateur. La Cour a cependant constaté que, bien que la vérification ait eu lieu dans les locaux de l'administration fiscale à la demande de la SELARL, cela ne constitue pas une irrégularité, car les représentants de la société avaient la possibilité d'échanger avec le vérificateur sur les rectifications envisagées. La Cour a affirmé que "la possibilité d'engager avec le vérificateur un débat oral et contradictoire demeure offerte aux représentants de l'entreprise vérifiée".
2. Conformité de la procédure : L'administration fiscale avait respecté les formalités légales pour informer la SELARL de la vérification. Un procès-verbal avait été dressé le jour de la remise des pièces, démontrant la transparence du processus de vérification.
Interprétations et citations légales :
La Cour fait référence à l'article L. 13 du Livre des procédures fiscales, qui stipule que « Les agents de l'administration des impôts vérifient sur place, en suivant les règles prévues par le présent livre, la comptabilité des contribuables astreints à tenir et à présenter des documents comptables ». Cette disposition souligne que la vérification doit généralement se faire dans les locaux de l'entreprise, mais la Cour indique qu'il existe des exceptions lorsque la vérification se déroule par accord entre le vérificateur et les représentants de l'entreprise, tant que cela ne nuit pas à la possibilité d'une discussion contradictoire.
En conclusion, la décision prend en compte la demande de la SELARL et la procédure suivie par l'administration fiscale, affirmant que cette dernière a respecté les droits de la société tout en se conformant aux exigences légales, ce qui justifie le rejet de la requête de décharge et des demandes de frais.