Résumé de la décision
M. B..., coactionnaire de la SCI Anjulaur, a contesté un jugement du tribunal administratif de Nice qui avait rejeté sa demande de réduction des impositions suite à la cession d'un bien immobilier par la société. Il soutenait que l'administration fiscale aurait dû adresser ses demandes à l'administrateur judiciaire de la SCI, placée en redressement judiciaire, et que la charge de la preuve ne lui incombait pas. La Cour a confirmé le jugement en précisant que la procédure d'imposition était régulière et que M. B... portait la charge de la preuve concernant l'exagération des impositions contestées.
Arguments pertinents
1. Régularité de la procédure d’imposition :
La Cour a affirmé que l'avis de mise en recouvrement avait été émis antérieurement au placement de la SCI en redressement judiciaire, rendant ainsi irrecevable l'argument de M. B... concernant la nécessité d'adresser les actes à l'administrateur judiciaire. La Cour a déclaré : "M. B... n'est pas fondé à soutenir que la procédure d'imposition aurait été irrégulière."
2. Charge de la preuve :
La Cour a jugé que, conformément à l’article R. 194-1 du livre des procédures fiscales, M. B... devait prouver le caractère exagéré des impositions contestées en raison de son abstention de répondre à la proposition de rectification. Ainsi, les premiers juges ont correctement estimé qu'il supportait la charge de la preuve.
Interprétations et citations légales
- Régularité de la procédure :
L'article L. 261 du livre des procédures fiscales stipule que c'est le jugement antérieur à la décision qui détermine la procédure applicable, ce qui était en l'espèce intervenue avant la mise en redressement judiciaire de la SCI.
- Charge de la preuve :
Selon l'article R. 194-1 du livre des procédures fiscales : "Lorsque, ayant donné son accord au redressement ou s'étant abstenu de répondre dans le délai légal à la proposition de rectification, le contribuable présente cependant une réclamation faisant suite à une procédure contradictoire de rectification, il peut obtenir la décharge ou la réduction de l'imposition en démontrant son caractère exagéré." Cette disposition souligne que l'absence de réponse à la proposition de rectification implique une obligation de prouver l'exagération de l'imposition, position confirmée par la Cour dans le rejet de la demande de M. B....
La décision souligne également l'importance de la rigueur procédurale en matière fiscale et de la responsabilité du contribuable dans la justification de ses contestations.