Résumé de la décision :
Les requérants, voisins immédiats d'un projet de construction à Cabasse, ont contesté un jugement du tribunal administratif les déclarant irrecevables à agir contre un permis de construire. Ils demandaient l’annulation de ce jugement, ainsi que l'annulation de l'autorisation tacite du maire à délivrer ce permis et le versement d'une somme pour frais de justice. Finalement, Mme M... et autres se sont désistés de leur demande, ce qui a été acté par la Cour, mettant fin aux procédures.
Arguments pertinents :
1. Irrecevabilité de la demande : Les requérants soutiennent que le jugement est irrégulier car le tribunal a invoqué d'office l'irrecevabilité sans permettre un débat contradictoire. Ils affirment également que leur recours gracieux était dans les délais.
2. Intérêt à agir : Ils justifient leur intérêt à agir en tant que voisins immédiats, ce qui les place dans un cadre légal leur permettant de contester le permis.
3. Examen du projet : Les requérants soutiennent que le projet n'a pas fait l'objet d'un examen sérieux, citant des manquements aux règles établies par le code de l'urbanisme, notamment concernant la notice de présentation et la destination des constructions.
4. Normes urbanistiques : Ils mettent en avant les violations aux articles R. 431-6 et R. 111-2 du Code de l'urbanisme, affirmant que le projet ne répond pas aux exigences relatives aux permis d’aménager et aux risques géotechniques.
Interprétations et citations légales :
1. Code de l’urbanisme - Article R. 431-8 : Cet article stipule que le permis de construire doit respecter certaines conditions d'examen et de validation. Les requérants allèguent que l'autorisation tacite du maire n’a pas respecté cet article, en raison d’un manque d'analyse des éléments du dossier de permis.
2. Code de l’urbanisme - Article R. 431-6 : Cet article impose une obligation de précision concernant la destination des constructions. Les requérants soutiennent que la destination n'a pas été clairement définie, méconnaissant ainsi les obligations légales.
3. Code de l’urbanisme - Article R. 111-2 : Cet article traite des incompatibilités avec les projets de construction dans les secteurs soumis à des risques géotechniques, argument sur lequel les requérants fondent leur contestation du permis au regard des conditions environnementales.
En somme, les arguments des requérants reposent sur des éléments d’irrecevabilité procédurale, d'intérêt à agir en matière d'urbanisme et de violations des normes techniques de construction, tandis que le désistement pur et simple interrompt la procédure sans que les instances aient à examiner le fond des griefs soulevés.