Résumé de la décision
Dans cette affaire, M. A..., citoyen nigérian, a contesté un arrêté du préfet de Meurthe-et-Moselle, qui lui imposait l'obligation de quitter le territoire français et l'interdisant de retour pour une période de six mois. Le tribunal administratif de Nancy a d'abord rejeté sa demande d'annulation de cet arrêté. Cependant, durant l'instance d'appel, M. A... a obtenu un titre de séjour temporaire, ce qui a conduit la cour à déclarer que les demandes d'annulation de l'arrêté et du jugement du tribunal étaient devenues sans objet. Par conséquent, la cour n’a pas statué sur ces points et a rejeté les demandes de M. A... relatives aux frais de justice.
Arguments pertinents
1. Absence d'objet des requêtes : La cour rappelle que l’arrêté contesté par M. A... a été implicitement abrogé par l'octroi subséquent d'un titre de séjour temporaire. Ainsi, les requêtes d'annulation du jugement et de l'arrêté se trouvent sans objet :
> « Cette décision devenue définitive a nécessairement et implicitement abrogé l'arrêté du 27 novembre 2018 ».
2. Rejet des conclusions sur les frais : La cour ne fait pas droit aux demandes de M. A... au titre des frais de justice, considérant que l'abrogation de l'arrêté rend ces demandes superflues.
Interprétations et citations légales
Dans cette décision, plusieurs textes de loi et principes administratifs sont discutés :
- Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : Bien que le texte précis ne soit pas cité dans la décision, il est fondamental car il encadre les conditions d'octroi des titres de séjour en France. L'octroi d'un titre de séjour temporaire fait implicitement obstacle à une mesure d'éloignement.
- Code de justice administrative - Article L. 761-1 : Cet article indique que la perte de l'objet des conclusions entraîne le rejet des demandes de frais pour l'instance:
> « Il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de M. A... présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ».
À travers son raisonnement, la cour indique qu'une fois qu'une décision administrative est abrogée en raison d'une nouvelle décision plus favorable, les recours liés à l'ancienne décision ne peuvent être maintenus, car leur objet n'existe plus.
En conclusion, la décision illustre l'importance de la régularisation de la situation administrative d'un étranger pour la cessation immédiate des procédures d'expulsion, et souligne que les moyens juridiques utilisés doivent avoir un lien avec une situation encore pertinente au moment du jugement.