Résumé de la décision
La cour a été saisie par M. B... C... qui contestait un jugement du tribunal administratif de Strasbourg, ainsi qu'un arrêté du préfet de la Moselle, daté du 31 décembre 2012. Cet arrêté mettait en demeure M. C... de mettre fin à la mise à disposition en tant qu'habitation de locaux définis comme sous-sols, situés au 14 rue de Peltre à Chesny. La cour a rejeté la requête de M. C..., confirmant ainsi la décision du tribunal administratif et la légalité de l'arrêté préfectoral.
Arguments pertinents
1. Compétence du préfet :
Le préfet a agi conformément aux dispositions de la législation sur l'habitation, qui impose qu'aucun local impropre à l'habitation ne puisse être mis à disposition. M. C... soutenait que le préfet n'agissait pas dans un cadre de compétence liée, mais cela a été réfuté par la cour.
2. Caractéristiques des locaux :
La cour a jugé que, bien que les locaux aient été aménagés (électrification, mise en place d'un dispositif d'aération, grandes ouvertures), ils ne satisfaisaient pas aux normes de hauteur sous plafond requises par la réglementation. Selon le rapport de l'agence régionale de santé, la hauteur des locaux ne respectait pas l'exigence minimale de 2,20 m, ce qui les rendait impropres à l'habitation.
> « Il incombait au préfet de la Moselle de mettre en demeure M. C... d'en cesser la mise à disposition à cette fin. »
Interprétations et citations légales
Le présent arrêt repose fondamentalement sur l'interprétation des dispositions de l'article L. 1331-22 du Code de la santé publique. Cet article interdit expressément la mise à disposition de locaux, tels que les sous-sols, pour l'habitation :
- Code de la santé publique - Article L. 1331-22 : "Les caves, sous-sols, combles, pièces dépourvues d'ouverture sur l'extérieur... ne peuvent être mis à disposition aux fins d'habitation, à titre gratuit ou onéreux."
L’appréciation de ce texte est cruciale ; la cour a mis en avant que les locaux étaient considérés comme sous-sols, indépendamment de leur aménagement, en raison de la hauteur sous plafond non conforme. Cela souligne l'importance de respecter les normes réglementaires en matière d'habitation, et la position des autorités publiques pour protéger la santé et la sécurité des occupants.
De plus, la cour a souligné qu'il est possible que des mesures d'exécution soient ordonnées par le représentant de l'État dans le cas où les dispositions relatives à l'habitation ne sont pas respectées. Cela illustre le principe de protection de la santé publique, primordial dans le cadre de l'application du droit sanitaire.
Cette décision rappelle ainsi l'importance de l'application stricte des normes sanitaires dans le secteur immobilier, prévalant même sur des aménagements jugés adéquats par le propriétaire.